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Liban

Les Beyrouthins appelés à la « résistance civile »

Le Courant du futur est demeuré ferme au cours du week-end dans sa campagne en vue d'un désarmement de Beyrouth, le député Nouhad Machnouk allant jusqu'à appeler les habitants de la ville à mener une « résistance civile » jusqu'à la réalisation de cet objectif.
« La page des incidents de Bourj Abi Haïdar ne sera tournée que par la réalisation de l'objectif Beyrouth, ville désarmée », a déclaré M. Machnouk sur la LBC.
« Certaines parties présentes à Beyrouth considèrent qu'elles peuvent faire ce qu'elles veulent sans que personne ne puisse leur demander des comptes », a-t-il ajouté.
« Le temps est venu pour les habitants de Beyrouth de proclamer une résistance civile. Il faut quotidiennement descendre dans la rue et réclamer le désarmement de la ville pour contraindre les grands à abandonner quelque peu les grandes questions, comme la Palestine ou l'Irak, et se pencher sur les soucis des gens », a-t-il dit.
Utilisant un ton assez virulent, le député n'a pas épargné le président de la République qui, selon lui, « était censé dès le premier jour convoquer le comité du dialogue national » pour discuter de la démilitarisation de la capitale.
« En tant que groupe politique et en tant que public de Rafic Hariri, nous ne céderons pas sur cette question quelles que soient les circonstances. Cela n'est pas un défi mais un appel à une vie digne et à la transformation de Beyrouth en une ville accueillante et non haineuse », a assuré M. Machnouk.
Parlant des responsables du Hezbollah, il a dit : « Ils croient toujours qu'il y a des complots contre eux. Ils passent leur temps sur les écrans de télévision à parler de complots et à se dire victimes. Victimes de qui ? Vous êtes victimes de vous-mêmes et de votre mauvaise gestion. Vous êtes victimes de votre présence militaire injustifiée dans les quartiers et les ruelles. »
« Cela suffit de planer dans le ciel des intouchables. Qu'ils descendent sur terre et reconnaissent aux gens leurs droits et leur dignité », a-t-il lancé.
Rejetant catégoriquement la proposition du chef du PSP, Walid Joumblatt, de former des commissions de quartiers, « qui rappellent trop la guerre », M. Machnouk a souligné que la tâche de la commission ministérielle formée par le Conseil des ministres à la suite des incidents de Bourj Abi Haïdar sous l'égide du chef du gouvernement, Saad Hariri, « ne consistera pas à nous expliquer en quoi il est impossible de réaliser l'objectif Beyrouth ville désarmée. Il ne s'agira pas de reconnaître les erreurs, mais de les réparer », a-t-il dit.
De son côté, le député Ammar Houry a estimé que si « le fusil dirigé contre l'ennemi israélien est honorable, celui qui agresse les mosquées, la dignité des gens et leur sécurité est inacceptable ».
M. Houry a affirmé que la réunion que tiendra ce lundi la commission ministérielle est « très importante ». Cette commission mettra au point une vision destinée à régler le problème sécuritaire, dans la mesure où « le maintien du statu quo est inacceptable », a-t-il dit.
« Ceux qui nous accusent de nous liguer contre les armes de la résistance se liguent eux-mêmes contre la logique étatique », a poursuivi M. Houry, soulignant que ce qui s'est passé à Bourj Abi Haïdar « ne sert pas la cause de la résistance ».
Il a d'autre part fait remarquer que « le chiffre de cinq personnes arrêtées seulement (jusqu'à hier) dans l'affaire de Bourj Abi Haïdar est ridicule ». « Cela signifie que nous sommes toujours face à un vrai problème », a-t-il souligné.
Évoquant ce problème, le député Okab Sakr a souligné que l'armée est dans « une position difficile et peu enviable ». Appelant toutes les parties à soutenir la troupe, il a fait valoir que le problème réside dans le fait qu'on n'a pas levé la couverture politique de la jungle des armes au Liban ».
Samedi, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, avait lui aussi évoqué une nouvelle fois la timidité des arrestations et des confiscations d'armes opérées par les forces de l'ordre à la suite des incidents.
« Qui est en mesure d'expliquer aux citoyens les raisons de la présence à Beyrouth d'une telle infrastructure guerrière ? » s'est interrogé M. Geagea, soulignant que l'État libanais fait face aujourd'hui à une « épreuve décisive ».
Enfin, le ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, a réclamé le désarmement de Beyrouth et un rôle décisif pour l'armée. « Ceux qui croient que leurs armes les protègent n'ont qu'à nous interroger à nous. Rien ne les protégera, sinon l'État libanais », a-t-il dit.
Le Courant du futur est demeuré ferme au cours du week-end dans sa campagne en vue d'un désarmement de Beyrouth, le député Nouhad Machnouk allant jusqu'à appeler les habitants de la ville à mener une « résistance civile » jusqu'à la réalisation de cet objectif.« La page des incidents de Bourj Abi Haïdar ne sera tournée que par la réalisation de l'objectif Beyrouth, ville désarmée », a déclaré M. Machnouk sur la LBC.« Certaines parties présentes à Beyrouth considèrent qu'elles peuvent faire ce qu'elles veulent sans que personne ne puisse leur demander des comptes », a-t-il ajouté.« Le temps est venu pour les habitants de...
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