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Liban - Prolifération Des Armes

Le Hezbollah lance une contre-attaque en règle contre Hariri et le Futur

La polémique sur les suites de l'affaire de Bourj Abi Haïdar prend de l'ampleur, le Hezbollah ayant lancé au cours du week-end une violente contre-attaque contre le Premier ministre, Saad Hariri, et le Courant du futur.
Mohammad Raad, président du bloc parlementaire du Hezbollah, s'est déchaîné implicitement contre M. Hariri et ses troupes. « Certains insistent pour aller loin et lancer des slogans qui ne servent qu'à attiser le feu de la discorde et de l'anarchie », a-t-il dit.
« Ces voix qui se taisent lorsque les gens souffrent de la crise de l'électricité ou de la cherté de vie se font entendre lorsqu'il s'agit d'exploiter les réactions de la rue au service d'ambitions et d'intérêts coïncidant avec ceux des étrangers qui veulent du mal au Liban », a-t-il ajouté.
« Nous n'avons pas vu ces gens-là effectuer des tournées pour inspecter les dégâts après la guerre de juillet (2006) ni dans la banlieue ni au Liban-Sud. Que signifie donc qu'ils fassent des tournées à la suite de l'incident regrettable que nous avons tous rejeté ? » a poursuivi M. Raad en allusion à la visite effectuée par le Premier ministre à Bourj Abi Haïdar après les affrontements de mardi soir.
« En toute responsabilité, nous appelons ces gens-là à s'élever au niveau des positions qu'ils occupent dans la gestion des affaires du pays et nous les invitons à prendre la mesure des erreurs qui sont commises et que nous ne cherchons pas à minimiser ; non pas à traiter ces erreurs comme s'il s'agissait de péchés alors que des trahisons contre ce pays sont commises en d'autres lieux », a dit M. Raad.
S'élevant contre les critiques adressées à l'armée, il a déploré « l'existence au Liban de parties qui veulent que l'État, ses institutions, son président et son armée jouent un rôle (laxiste) face à Israël et un rôle répressif et précipité face aux erreurs des gens ».
« D'où que viennent les erreurs, si nous voulons préserver la force de notre pays et l'unité de notre peuple, nous devons réfléchir ensemble et non pas attendre l'occasion de nous soulever les uns contre les autres », a-t-il encore dit.
« Ils n'ont le droit d'appeler les gens à se calmer que s'ils se calment eux-mêmes et abandonnent des slogans qui, dans les moments de tension, ne peuvent que provoquer les autres parties », a-t-il souligné.
Le numéro deux du Hezb, cheikh Naïm Kassem, a réaffirmé, de son côté, que ce qui s'est passé à Bourj Abi Haïdar est « un incident individuel non planifié qui s'est développé de manière regrettable et douloureuse ».
« Nous ne justifions pas ce qui s'est passé, mais nous disons simplement qu'il faut donner à l'incident sa dimension réelle et qu'il n'est pas plus qu'un incident qui a été circonscrit », a-t-il dit.
« À ce stade, a-t-il ajouté, l'armée est intervenue avec le soutien du Hezb et des Ahbache. Cela est parfaitement naturel parce que nous croyons que la responsabilité de la sécurité dans tout le Liban, et pas seulement à Beyrouth, incombe exclusivement à l'armée libanaise. Nous saluons l'armée pour le rôle qu'elle a joué, car elle s'est comportée avec sagesse. Certains auraient voulu qu'elle se transforme en protagoniste, mais nous, nous voulons qu'elle reste dans cette position honorable. »
Et de poursuivre : « Puis les pêcheurs en eaux troubles ont fait leur apparition. Ils ont lancé des surenchères et commencé à semer les graines de la discorde. Ils se livrent à l'exploitation politique facile et misent sur l'encerclement de la Résistance. Ils croient que ce qui s'est passé peut leur permettre de faire passer des politiques hostiles à la Résistance et à son public. Le résultat en est que le tapage occasionné est devenu bien plus grand que l'incident individuel lui-même. »
Selon lui, « cette campagne orchestrée et bien étudiée contre la Résistance vise à protéger davantage les faux témoins (dans l'affaire Hariri) et à chercher à innocenter encore plus Israël ».
« Ceux qui croient que l'incident de Bourj Abi Haïdar peut être un moyen pour exercer des pressions sur la Résistance se font des illusions », a encore dit cheikh Kassem.
Le député Nawwaf Moussaoui a estimé que « certaines prises de position à l'égard de l'incident de Bourj Abi Haïdar peuvent être qualifiées d'exploitation malhonnête,
irresponsable et antipatriotique visant un double objectif : détourner l'attention du public de l'hypothèse de l'implication d'Israël dans l'assassinat de Rafic Hariri et œuvrer à maintenir la tension sectaire au Liban entre sunnites et chiites ».
« Il y en a qui tentent de profiter de cet incident pour parvenir à des mesures qui empêcheraient la Résistance de pouvoir se défendre au cas où paraîtrait l'acte d'accusation l'impliquant », a-t-il estimé.
« Le retour à la politique d'hostilité contre la Résistance signifie que nous sortons de la formule d'entente nationale », a poursuivi M. Moussaoui, assurant que le Hezbollah est « attaché à la préservation de cette entente et au maintien du gouvernement d'union nationale ». « Ce sont ceux qui continuent à s'en prendre à la Résistance et à ses armes qui cherchent à faire tomber le gouvernement », a-t-il dit.
Enfin, le député Hassan Fadlallah a appelé « ceux qui ont des postes de responsabilité et ceux qui sont avec eux à l'intérieur comme à l'extérieur à ôter de leur esprit toute illusion sur la possibilité de réussir là où la résolution 1559 et la guerre israélienne de juillet 2006 ont échoué ».
« La Résistance, qui est capable de déboulonner tout projet israélo-américain, ne sera pas dans l'incapacité de déboulonner les illusions et les rêves de quelques opportunistes qui se sont comportés de façon immorale et irresponsable après l'incident regrettable de Bourj Abi Haïdar », a-t-il lancé.
Du côté des alliés du Hezbollah, le député Youssef Khalil, membre du Bloc du changement et de la réforme, a assuré que les affrontements de Bourj Abi Haïdar étaient à caractère « spontané et individuel » et que leur extension était restée « limitée ».
« C'est une tempête dans un verre d'eau, même si cet incident malheureux a fait des victimes et des dégâts dans les propriétés », a-t-il ajouté.
Mohammad Raad, président du bloc parlementaire du Hezbollah, s'est déchaîné implicitement contre M. Hariri et ses troupes. « Certains insistent pour aller loin et lancer des slogans qui ne servent qu'à attiser le feu de la discorde et de l'anarchie », a-t-il dit.« Ces voix qui se taisent lorsque les gens souffrent de la crise de l'électricité ou de la cherté de vie se font entendre lorsqu'il s'agit d'exploiter les réactions de la rue au service d'ambitions et d'intérêts coïncidant avec ceux des étrangers qui veulent du mal au Liban », a-t-il ajouté.« Nous n'avons pas vu ces gens-là effectuer des tournées pour inspecter les dégâts après la guerre de juillet...
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