Le président afghan avait déclaré jeudi, en recevant le commandant de l'armée américaine pour l'Irak et l'Afghanistan, James Mattis, que la lutte antiterroriste devait être menée en dehors de son pays, en référence aux bastions des rebelles au Pakistan. Il avait estimé que la réduction des victimes civiles dans les opérations militaires dirigées par les États-Unis était importante pour pouvoir gagner la guerre contre les insurgés. Il avait également affirmé que l'annonce par le président américain Barack Obama du début du retrait des troupes américaines du pays en juillet 2011 avait « d'une certaine façon » renforcé le moral des talibans.
Malgré des renforts envoyés récemment par Washington qui ont porté l'effectif des forces internationales à quelque 141 000 hommes, l'insurrection des talibans et d'autres groupes islamistes n'a cessé de s'intensifier ces trois dernières années.

