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Liban

Sayegh : Il faut aborder la question palestinienne de manière globale

Sélim Sayegh, ministre des Affaires sociales et vice-président du parti Kataëb, a estimé hier qu'il « faut aborder la question palestinienne de manière globale et avec un cadre organisateur, et prendre la décision de restituer leurs droits aux Libanais lésés par la présence des camps sur leurs terrains ou la proximité de leurs terrains des camps ». Lors d'une interview à la LBCI, il a expliqué que le Premier ministre Saad Hariri a soulevé ce problème lors du dernier Conseil des ministres, et que celui-ci sera examiné par une commission ministérielle présidée par lui et formée des ministres Raya el-Hassan et Ziyad Baroud.
« Pour ce qui est de l'adhésion à la Sécurité sociale et aux indemnités de fin de service, cela peut donner l'impression d'être un prélude à l'implantation, car combien de Libanais profitent-ils de ces services ? » a ajouté le ministre. Selon lui, la responsabilité des Nations unies et de l'Unrwa est de régler les problèmes des Palestiniens de manière totale, pas de faire assumer aux autorités libanaises toute lacune qui se présente.
M. Sayegh s'est étendu sur le sujet de la caisse autonome, refusée au Parlement par le député Walid Joumblatt, selon lui. « Nous avons insisté pour le maintien de la caisse autonome, suggérant un report de la discussion autour de ce point, a-t-il expliqué. Or nous avons été surpris quand le président du Parlement Nabih Berry a lu la proposition du ministre Boutros Harb inchangée et l'a soumise au vote. Le Courant patriotique libre et nous n'avions donc d'autre choix que de voter contre la proposition. »
Côté palestinien, les réactions à cette décision restent mitigées. Le secrétaire général du Fateh au Liban, Rifaat Channaha, a déclaré que « le vote de cette loi n'a pas accordé aux Palestiniens du Liban les droits civiques et sociaux qu'ils espéraient, mais il s'agit d'un début sur lequel il est possible de bâtir ». « Il y a d'autres causes à débattre que celle des droits du travail, a-t-il poursuivi. Il y a le droit à la propriété et autres, des droits qui ne doivent pas être perçus comme une charité puisque le peuple palestinien est présent sur le sol libanais depuis 60 ans. »
M. Channaha a fait remarquer que le peuple palestinien a obtenu des droits dans d'autres pays arabes, appelant à ce que « la question palestinienne jouisse d'un consensus auprès des forces politiques libanaises, sans se transformer en cause de dissensions ». Interrogé sur les armes palestiniennes hors des camps, il a souligné que son organisation n'était pas concernée par ce problème, mais par la sécurité à l'intérieur des camps.
Sur un autre plan, les familles libanaises habitant le camp palestinien de Nahr el-Bared ont exhorté hier les responsables politiques de leur verser des indemnités au plus vite, afin qu'elles puissent réparer leurs maisons et y retourner, trois ans après la bataille entre l'armée et le groupe de Fateh el-Islam qui a détruit le camp. Ces familles ont déclaré qu'elles poursuivront leur mouvement de protestation jusqu'à obtenir gain de cause.

Bombe sonore à Aïn el-Héloué
Par ailleurs, alors que circulent des informations sur la présence d'étrangers et de membres d'el-Qaëda à Aïn el-Héloué, une bombe sonore a retenti dans la nuit de samedi à dimanche, vers 3h30, dans la rue Fouqani, dans le quartier al-Safsaf, à l'intérieur du camp. Le général Sobhi el-Arab, commandant de la sécurité nationale palestinienne au Liban, a fortement démenti la présence d'« étrangers » ou de « fondamentalistes » dans le camp, rappelant que « les mesures de sécurité se sont révélées très efficaces depuis plusieurs mois ».
Enfin, le mouvement Fateh au Liban-Nord a organisé un rassemblement populaire à l'intérieur du camp de Beddawi, pour dénoncer ce qu'il a qualifié d' « agressions sionistes contre la ville de Jérusalem et la mosquée d'al-Aqsa », et pour « exprimer le soutien à l'Autorité palestinienne qui doit faire face aux pressions américaines et israéliennes ». Les mots prononcés au cours de ce rassemblement, auquel ont assisté des représentants des différentes factions palestiniennes, étaient axés sur « l'importance de l'unité et du consensus autour des constantes nationales ».
Sélim Sayegh, ministre des Affaires sociales et vice-président du parti Kataëb, a estimé hier qu'il « faut aborder la question palestinienne de manière globale et avec un cadre organisateur, et prendre la décision de restituer leurs droits aux Libanais lésés par la présence des camps sur leurs terrains ou la proximité de leurs terrains des camps ». Lors d'une interview à la LBCI, il a expliqué que le Premier ministre Saad Hariri a soulevé ce problème lors du dernier Conseil des ministres, et que celui-ci sera examiné par une commission ministérielle présidée par lui et formée des ministres Raya el-Hassan et Ziyad Baroud.« Pour ce qui est de l'adhésion à la...
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