La Russe Yelena Isinbayeva, détentrice du record du monde de saut à la perche, va reprendre la compétition en février avec une faim de victoires retrouvée. Fadi al-Assaad/Reuters
Après une pause de près d'un an, la double championne olympique de 2004 et 2008 sautera lors du concours organisé tous les ans à Donetsk, en Ukraine, par l'ancien sauteur Sergey Bubka, lui-même toujours détenteur du record du monde masculin.
« Je sais que je commencerai en février », a dit Yelena Isinbayeva, manifestement ravie, en marge des Jeux olympiques de la jeunesse.
« C'est sûr, ce sera lors du Pole Vault Stars à Donetsk que Sergey organise chaque année. Puis il y aura les championnats d'Europe indoor (...) et on verra par la suite », a ajouté la Russe, qui a porté le record du monde de saut à la perche féminin à 5m06 en août 2009 à Zurich.
« Mon objectif le plus important, ce sont les Jeux olympiques de 2012 à Londres (...) mais il y a aussi les championnats du monde en 2011 et je participerai à mes derniers championnats à Moscou en 2013. »
Après ses échecs aux championnats du monde de Berlin en 2009 et aux Mondiaux en salle, Yelena Isinbayeva a mis sa carrière entre parenthèses. Elle n'a pas concouru depuis avril, et à 28 ans, elle est désormais impatiente de renouer avec la compétition.
Motivation
« En fait avoir une vie normale, c'est ennuyeux. Quand je sautais, je connaissais mon emploi du temps de la journée : entraînements, repos et repas. Mais durant ces trois mois de coupure, je me levais et je me demandais : "Qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui?" » a-t-elle dit.
« Je croyais que ça me manquerait de ne pas avoir une vie de femme normale, mais je me rends compte désormais que ma vie est beaucoup plus intéressante », a continué la Russe.
Avec cette coupure, Yelena Isinbayeva a retrouvé la motivation.
« Peut-être qu'avant lorsque je gagnais, je ne me rendais plus vraiment compte de ce qu'une victoire représentait. Pour moi, c'était devenu habituel. Je me disais : "OK, j'ai gagné", rien de spécial », a-t-elle déclaré.
« Mais si, c'est spécial et je comprends ce que cela signifie d'être la meilleure du monde, et maintenant, j'ai vraiment faim de compétition. »
La Russe a aussi profité de sa coupure pour jouer un rôle d'ambassadrice du sport auprès des jeunes lors de ces premiers Jeux olympiques de la jeunesse, à Singapour. Cette mission lui a été confiée par Jacques Rogge, le président du Comité international olympique (CIO).

