Concernant de manière générale le dossier du Tribunal spécial sur le Liban, le ministre a souligné que la polémique en cours autour de l'acte d'accusation « ne doit pas faire oublier l'unanimité faite à la conférence nationale de dialogue autour du TSL ». Il a également mis l'accent sur l'importance de la non-politisation de l'action du tribunal « qui doit œuvrer sur base de critères rigoureux de justice et démasquer les tentatives menées pour induire les enquêteurs en erreur ».
M. Pharaon a aussi insisté sur le fait que la priorité va à la « vérité confirmée » sur l'assassinat de Rafic Hariri ainsi que sur le reste des attentats, avant de mettre en garde contre toute tentative de « dévier de cet objectif vers des querelles secondaires et une discorde rejetée par tous les Libanais ».
Au plan politique, il s'est arrêté sur « la poursuite de l'activité politique en dépit du ramadan et des vacances d'été », rappelant que le Parlement se réunit aujourd'hui avec deux sujets principaux à l'ordre du jour de la séance : une proposition de loi relative aux ressources pétrolières maritimes et une autre portant sur l'octroi de droits sociaux aux réfugiés palestiniens.
M. Pharaon a en outre rappelé la poursuite du débat budgétaire en commission, avant de souligner que le Conseil des ministres va se pencher, demain mercredi, sur la création d'un Fonds de soutien à l'armée et mettre l'accent sur l'importance de la reprise de la conférence nationale de dialogue, jeudi. « Il est temps d'avancer au niveau du débat autour d'une stratégie de défense à travers laquelle il sera possible de consolider la souveraineté nationale et contrôler l'usage des armes au Liban », a dit le ministre.


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