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Moyen Orient et Monde - Irak

Négociations rompues entre Allawi et Maliki

Les deux principales listes irakiennes ont rompu hier leurs négociations, alors que le pays est incapable de se doter d'un nouveau gouvernement, cinq mois après les élections législatives qui n'ont donné à aucun des partis la capacité de gouverner seul. Le Bloc irakien de l'ex-Premier ministre laïc Iyad Allawi, qui s'est largement imposé dans les régions sunnites, a rompu ses négociations avec l'Alliance de l'État de droit (AED) du chef du gouvernement sortant Nouri al-Maliki, a annoncé hier une porte-parole de M. Allawi. « La raison est que dans une interview à la télévision, M. Maliki a déclaré que le Bloc irakien était un bloc sunnite », a-t-elle ajouté. « Nous ne sommes pas sunnites. Notre projet est national », a-t-elle insisté. « Nous lui demandons de présenter ses excuses. Sans excuses, nous ne négocierons pas », a-t-elle ajouté.
Les principales formations ne sont toujours pas parvenues à trouver un accord pour former une coalition de gouvernement, et les dissensions demeurent totales sur la question cruciale du nom du prochain Premier ministre. Arrivé en tête du scrutin avec 91 sièges sur 325, l'ex-Premier ministre Allawi, un chiite défendant un programme laïque, a fait le plein des voix dans les régions sunnites et est arrivé en troisième position dans les provinces chiites. Il revendique son droit à former un gouvernement. Mais son principal rival, le chiite Nouri al-Maliki, dont l'AED (89 sièges) a forgé avec les partis religieux chiites de l'Alliance nationale irakienne (ANI - 70 sièges) une alliance à laquelle il manque quatre sièges pour être majoritaire, revendique ce même droit. Mais problème pour M. Maliki, ses « alliés » de l'ANI s'opposent à son maintien au poste de Premier ministre.
Les deux principales listes irakiennes ont rompu hier leurs négociations, alors que le pays est incapable de se doter d'un nouveau gouvernement, cinq mois après les élections législatives qui n'ont donné à aucun des partis la capacité de gouverner seul. Le Bloc irakien de l'ex-Premier ministre laïc Iyad Allawi, qui s'est largement imposé dans les régions sunnites, a rompu ses négociations avec l'Alliance de l'État de droit (AED) du chef du gouvernement sortant Nouri al-Maliki, a annoncé hier une porte-parole de M. Allawi. « La raison est que dans une interview à la télévision, M. Maliki a déclaré que le Bloc irakien était un bloc sunnite », a-t-elle ajouté. « Nous ne...
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