Les vétérinaires préparent un chien avant de l’opérer.Photos Mauricio Lima/AFP
La famille Hato, propriétaire de cet hôpital de luxe pour animaux de compagnie, a déjà ouvert une seconde clinique similaire à Sao Paulo, le poumon économique du Brésil, et envisage d'en ouvrir une troisième. D'autres cliniques vétérinaires de luxe lui disputent ce riche marché en expansion des animaux de compagnie au Brésil.
Cela n'est qu'un petit révélateur de la bonne santé de l'économie brésilienne, qui a permis au cours des dernières années de faire accéder 30 millions de personnes à la classe moyenne. Mais le géant sud-américain reste l'un des pays du monde les plus inégalitaires, avec une haute bourgeoisie qui est prête à tout pour le bien-être de ses animaux de compagnie.
« 80 % des animaux que nous accueillons sont des chiens et 15 % des chats. Nous avons aussi soigné des singes et l'autre jour un iguane », explique le vétérinaire Valter Yoshio Hato, l'un des propriétaires de l'établissement construit il y a trois ans par son père.
L'hôpital est vaste et compte douze vétérinaires et trois salles de chirurgie. Une consultation coûte 45 dollars et une opération de 30 à 1 700 dollars (1 300 euros) pour les plus complexes, comme celle de la cataracte.
Le complet rétablissement du « malade » peut demander des jours et les propriétaires peuvent passer la nuit auprès de leur animal préféré, l'hôpital disposant de trois appartements spécialement aménagés. La clinique dispose aussi d'une piscine de 25 mètres pour la physiothérapie et d'autres traitements recommandés aux animaux. Stratégiquement situé à la sortie de l'hôpital, un supermarché pour animaux ouvert 24h sur 24 comprend tous les produits, vêtements et ustensiles qui peuvent leur être utiles.
Dans la salle d'attente, une femme caresse son « chéri » : un chien de 14 ans ayant des problèmes de vue et pratiquement paralysé. Il a déjà été opéré onze fois et souffre probablement d'un calcul rénal. « Les gens qui ont décidé de ne pas avoir d'enfant ont souvent un chien ou un chat qui remplit leur vie et qui est comme un enfant pour eux, c'est pourquoi ils ne rechignent pas sur les soins », affirme le docteur Hato.


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