Le TSL a réclamé hier au Liban la documentation présentée lundi par le secrétaire général du Hezbollah.
Et d'ajouter : « Le 9 août 2010, à l'occasion d'une conférence de presse, sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a proposé de fournir des informations pour apporter son concours à l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri. Le bureau du procureur a reçu le mandat d'identifier et de poursuivre les auteurs de l'assassinat. Il est l'unique responsable de l'enquête et agit en toute indépendance. Personne ne peut influencer la direction de son enquête. »
Le communiqué précise ensuite qu'« à cet effet, le bureau du procureur a pour obligation d'explorer toutes les pistes possibles », rappelant une déclaration du juge Bellemare à ce sujet : « J'invite quiconque disposant d'informations pertinentes à les transmettre à mon bureau. C'est toujours avec plaisir que je reçois des informations utiles pour dévoiler la vérité. Je puis assurer aux personnes qui nous fourniront ces informations que celles-ci feront l'objet d'un examen minutieux. ».
« Dans le cadre de l'exécution de son mandat, poursuit le communiqué, le bureau du procureur a demandé aux autorités libanaises de lui transmettre toutes les informations en la possession du secrétaire général, M. Hassan Nasrallah. Il s'agit notamment des enregistrements vidéo qui ont été projetés à la télévision lors de la conférence de presse, ainsi que tout autre élément qui l'aiderait à établir la vérité. »
Le communiqué invite également sayyed Hassan Nasrallah à « user de son autorité pour faciliter l'enquête que mène le bureau du procureur ».
Interrogé par l'ANI sur la procédure à suivre par le Liban, le procureur général près la Cour de cassation, le juge Saïd Mirza, a indiqué que c'est lui que le bureau du procueur désigne par « autorités libanaises », précisant qu'il a déjà reçu une requête pour remettre à La Haye la documentation présentée par sayyed Nasrallah.

