Par ailleurs, les membres du conseil d'administration d'Ogero ont tenu hier une réunion urgente à l'issue de laquelle ils ont publié un communiqué dans lequel les participants ont stigmatisé « la campagne injuste menée par certains médias contre l'administration de la société et ses employés, consistant à publier des informations erronées et infondées ». La campagne à laquelle font allusion les participants à la réunion a été notamment alimentée par des rumeurs au lendemain de l'arrestation d'un employé d'Ogero pour intelligence avec Israël.
Le communiqué dénonce ces informations qui « portent atteinte à la réputation de la société et contribuent à ternir son image ainsi que celle de ses employés ».
Les membres du conseil d'administration ont exhorté les autorités concernées et les responsables de tenir la société et ses employés à l'écart « des tiraillements politiques », soulignant qu'ils sont en faveur de n'importe « quelle formule légale sur laquelle conviendraient les responsables au sein du ministère des Télécommunications et la société en vue de développer le secteur des télécommunications et protéger les acquis des employés ».
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, a indiqué lors d'un point de presse que son ministère a reçu des ministères de l'Intérieur, de la Justice, de la Défense et des Télécommunications les informations qui sont à leur disposition concernant le réseau d'espionnage opérant pour le compte d'Israël, et ce sur demande du Conseil des ministres.
« Le dossier final des espions a été complété. Par conséquent, le ministère des Affaires étrangères est sur le point de soumettre au Conseil de sécurité une plainte à ce sujet », a indiqué M. Chami.

