Rechercher
Rechercher

Culture - Exposition

Que de diamants au Smithsonian Institute

Pas moins de 350 000 spécimens de minéraux et 10 000 pierres précieuses sont soigneusement rangés dans leurs écrins de cuir et de velours dans une chambre forte du Smithsonian Institute à Washington. Aujourd'hui, le public est invité à admirer les deux grandes vedettes mondiales faisant partie de ce trésor.

Louis XIV, acquéreur du futur Hope, alors 69 carats.

Quand un diamant rencontre un autre diamant, cela donne des éclats éblouissants. Ces retrouvailles, rarissimes, sont actuellement organisées par le Musée national d'histoire naturelle à Washington qui a placé, côte à côte, les deux plus précieuses pierres du monde : le diamant Hope et le diamant Wittelsbach-Graff. Le premier, son poids (45,52 carats) et sa légende ne sont plus à présenter. Alors, pleins feux sur le second (31,06 carats), qui vient de faire l'objet d'un examen approfondi (sous diverses lumières), car on a longtemps cru qu'il était le jumeau du premier. Or, ils ne sont pas du tout frères. Ils seraient peut-être des cousins éloignés. Tel est le diagnostic d'un groupe de scientifiques rattachés au Smithsonian Institute qui ont analysé, d'une manière intensive, le diamant Wittelsbach-Graff. Ils précisent qu'à l'œil nu, il y a une grande ressemblance entre les deux joyaux mais, sous un microscope high-tech, la différence apparaît immédiatement : le Wittelsbach-Graff montre des dislocations, son bleu est moins intense que celui du Hope et sa texture prouve qu'ils ne proviennent pas de la même roche. On avait prétendu que les deux pierres avaient été extraites de la mine de Golconde en Inde car, coïncidence ou pas, elles avaient fait surface en Europe presque à la même période.

Le trio Hope, Wittelsbach-Graff et Blue Heart
Le diamant Wittelsbach avait appartenu à la famille royale de Bavière du même nom. Il avait été vendu aux enchères, en 1931, après la Première Guerre mondiale, lorsque le royaume s'est transformé en république. On ne l'avait revu qu'en 1958, à la Foire de Bruxelles. Un bijoutier établi à Londres, Laurence Graff, l'a acheté en 2008 pour la somme de 24,3 millions de dollars et, aujourd'hui, il le prête au Smithsonian Institute.
Quant au diamant Hope, il a été offert au Smithsonian Institute par le joaillier Harry Winston. Auparavant, il avait passé par les mains de plusieurs royautés, à commencer, en 1668, par le roi Louis XIV qui avait acheté la pierre, pesant alors 69 carats et baptisée bleu de France. En 1792, elle est volée, retaillée et vendue à plusieurs reprises. En 1909, elle est acquise par Cartier qui la revend deux ans plus tard à une jet-setteuse washingtonienne, Evalyn Walsh. À sa mort, en 1911, elle devient la propriété de Harry Winston qui boucle la boucle en la donnant au Smithsonian. Cet institut, qui ne dort jamais sur ses lauriers, donnera à voir prochainement les trois plus importants diamants bleus du monde, le troisième hôte étant le diamant Blue Heart (30,82 carats), extrait en 1908 et acquis par Marjorie Merriweather Post qui en avait fait don au Smithsonian en 1964. Marjorie Merriweather Post, (1887 - 1973), riche héritière, philanthrope et épouse d'un ambassadeur américain, possédait d'importantes collections d'œuvres d'art. Sa résidence à Washington a été transformée en musée, le Hillwood, célèbre notamment pour ses impressionnants objets et tableaux de la Russie impériale et sa sélection d'arts décoratifs du XVIIIe siècle français.
Quand un diamant rencontre un autre diamant, cela donne des éclats éblouissants. Ces retrouvailles, rarissimes, sont actuellement organisées par le Musée national d'histoire naturelle à Washington qui a placé, côte à côte, les deux plus précieuses pierres du monde : le diamant Hope et le diamant Wittelsbach-Graff. Le premier, son poids (45,52 carats) et sa légende ne sont plus à présenter. Alors, pleins feux sur le second (31,06 carats), qui vient de faire l'objet d'un examen approfondi (sous diverses lumières), car on a longtemps cru qu'il était le jumeau du premier. Or, ils ne sont pas du tout frères. Ils seraient peut-être des cousins éloignés. Tel est le diagnostic d'un groupe de scientifiques...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut