Évoquant les affrontements de Adaïssé (mardi), Berry a critiqué les déclarations américaines et autres qui rejettent la responsabilité du déclenchement de ces incidents sur le Liban. « Naturellement, a déclaré Berry, c'est la faute à l'arbre. Pourquoi s'est-il trouvé là ? Je voudrais clarifier cette question car dans les dernières déclarations américaines, et celles des Nations unies et de la Finul, le Liban serait l'agresseur. Pourtant, lorsque la ligne bleue a été dessinée en 2000, certains points sont restés controversés, le Liban considérant qu'ils appartiennent à son territoire et l'entité sioniste revendiquant leur propriété. Il a alors été convenu qu'aucune partie n'entreprendrait la moindre action dans ces zones controversées sans en informer auparavant la Finul. Je voudrais ajouter qu'un petit tour le long de la frontière dans ce secteur montre du côté palestinien des arbres et des champs cultivés, alors que du côté libanais, il n'y a que des broussailles et quelques rares arbres en raison de la négligence étatique suite à l'occupation. Ce sont ces rares arbres que les Israéliens ont coupés pour les remplacer par des caméras de surveillance sans en avertir la Finul. Mercredi, nous étions en contact permanent, le président Sleiman, le commandement de la Finul et moi-même. Nous avons demandé à la Finul d'agir pour ne pas rééditer le scénario de mardi, mais les Israéliens ont refusé toute intervention de la Finul. Ils ont voulu couper eux-mêmes les arbres parce que, en réalité, ils veulent provoquer des incidents avec le Liban, y semer la discorde et se venger de l'armée qui a instauré le calme dans la zone libérée et qui veille sur la reconstruction qui est presque achevée depuis la guerre de 2006. De plus, les Israéliens n'ont sans doute pas apprécié la visite à la frontière d'un dirigeant arabe. »
Berry a encore rendu un vibrant hommage à l'armée libanaise qui, par sa réaction, a déjoué le plan israélien qui voulait soit entraîner une riposte de la Résistance, soit avancer ses pions au cas où il n'y aurait aucune réaction. Il a ensuite estimé que la Résistance reste une nécessité, et le Liban, selon lui, repose sur la résistance et l'entente interne.
Tout en réaffirmant l'importance de l'entente syro-saoudienne qui constitue un filet de sécurité pour la stabilité interne libanaise, Berry a dénoncé les plans israéliens visant à semer la discorde, non seulement au Liban, mais aussi dans la région pour affaiblir la Turquie et l'Iran. Il a enfin invité les Libanais à coopérer pour que le pays puisse remporter la guerre des espions contre Israël qui cherche par tous les moyens à réaliser des infiltrations.
De son côté, le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur Hassan Mneimné a prononcé une allocution pour redire l'importance du secteur éducatif dans la formation des nouvelles générations. Il a précisé que la responsabilité du développement de ce secteur ne repose pas seulement sur le ministère. c'est aussi un effort collectif, qui commence par le savoir et se termine par la réforme du système politique.


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