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Moyen Orient et Monde - Inondations

Le Pakistan ravagé par une « catastrophe majeure »

Plus de quatre millions de personnes sont désormais affectées par les pluies torrentielles qui dévastent le nord-ouest du Pakistan depuis une semaine. Des inondations qualifiées de « catastrophe majeure » par l'ONU.

Des sauveteurs évacuant une vieille femme. Arif Ali Mehmood Kot/AFP

« Plus de quatre millions de personnes sont affectées d'une manière ou d'une autre » par les inondations et glissements de terrain dus à la mousson, a expliqué hier le chef du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) au Pakistan, Manuel Bessler, évoquant « une catastrophe majeure ». M. Bessler qui craint en outre que la situation ne s'aggrave, la saison de la mousson ne se terminant habituellement que fin août. Un envoyé spécial de l'ONU, le diplomate français Jean-Maurice Ripert, commençait, de son côté, à évaluer la situation et les besoins des victimes des inondations, les pires au Pakistan depuis 80 ans. Une semaine après le début de la crise, la communauté internationale craint une crise alimentaire majeure chez les victimes des pluies torrentielles qui ont dévasté les villages et terres agricoles, tuant jusqu'à présent plus de 1 600 personnes.
Si dans le nord-ouest, région touchée depuis une semaine par les inondations, les responsables locaux annonçaient une accalmie au niveau des pluies et une baisse du niveau des eaux, l'attention s'est néanmoins déplacée sur les autres provinces, plus peuplées, du Pendjab (centre) et du Sind (Sud), où l'on craint désormais des catastrophes similaires. « Si les eaux continuent de monter, il y a un risque qu'elles menacent sérieusement le barrage de Sukkur » dans le sud du pays, a précisé de son côté Maurizio Giuliano, un porte-parole du Bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires. Dans le Pendjab, des pluies torrentielles se sont abattues sur la localité de Kot Addu, transformant la zone en un vaste lac.
Des hélicoptères de l'armée étaient dépêchés dans la zone, où des habitants fuyaient les villages inondés à la recherche de refuges, a constaté un journaliste de l'AFP. « La situation est dangereuse dans ces villages désormais. Nous évacuons la population », a annoncé Manzoor Sarwar, le chef de la police du district de Muzaffargarh, soulignant que « d'importantes infrastructures (sont) menacées ». L'évacuation concerne quelque 500 000 personnes. Selon l'armée pakistanaise, 25 000 personnes ont déjà été évacuées dans diverses régions du Sind, et le gouvernement local a pour sa part fait état de 150 000 personnes évacuées.
« Plus de quatre millions de personnes sont affectées d'une manière ou d'une autre » par les inondations et glissements de terrain dus à la mousson, a expliqué hier le chef du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) au Pakistan, Manuel Bessler, évoquant « une catastrophe majeure ». M. Bessler qui craint en outre que la situation ne s'aggrave, la saison de la mousson ne se terminant habituellement que fin août. Un envoyé spécial de l'ONU, le diplomate français Jean-Maurice Ripert, commençait, de son côté, à évaluer la situation et les besoins des victimes des inondations, les pires au Pakistan depuis 80 ans. Une semaine après le début de la crise, la...
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