« Juste après la course, j'étais encore dans l'action. Mais après avoir revu les images, je dois dire que la décision des commissaires est juste : la manœuvre contre (Rubens Barrichello) était dure », a écrit Schumacher sur son site Internet.
L'Allemand a été pénalisé de dix places sur la grille du prochain GP de Belgique (29 août) pour avoir tassé le Brésilien contre le muret des stands, alors que celui-ci, chaussé de pneus neufs, le dépassait en fin de course, pour le gain de la 10e place.
« J'ai été chanceux que le muret se termine parce que j'étais à quelques millimètres du mur. Si nous nous étions touchés, il serait parti tout droit dedans. C'était plus dangereux pour lui. Je ne pouvais pas aller plus à droite, car il n'y avait pas l'espace d'un cheveu », avait estimé après coup « Rubinho ».
« Je voulais lui compliquer la vie et je lui ai également montré clairement que je ne voulais pas le laisser passer, mais je n'ai évidemment pas voulu le mettre en danger par ma manœuvre », s'est justifié Schumi. « S'il le ressent de cette manière, alors désolé, ce n'était pas mon intention », a-t-il ajouté.
L'ancien pilote de F1 Derek Warwick, l'un des commissaires du GP de Hongrie, a révélé à la BBC que Schumacher aurait pu être disqualifié s'il s'était comporté de la sorte plus tôt dans la course.
« Au moment où on a eu les vidéos, il était déjà trop tard », a expliqué le Britannique. « S'il était resté plus de tours (nous l'aurions disqualifié), mais il nous fallait une preuve vidéo pour que les quatre commissaires soient d'accord », a-t-il poursuivi.
« Nous avons entendu Rubens et Michael, et il a été un peu décevant de voir comment Michael s'est comporté. Nous n'avions pas d'autre choix que de le donner une pénalité de dix places », a affirmé Warwick.
« Je ne suis pas connu pour faire des cadeaux sur la piste. Si tu veux me dépasser, il va falloir te battre. C'est ce qui s'est produit », avait lancé Schumacher.

