"Le président du Conseil des ministres Saad Hariri a contacté le président français Nicolas Sarkozy et a évoqué avec lui l'agression israélienne contre l'armée libanaise", a indiqué un communiqué de son bureau de presse.
"Il lui a également demandé l'aide de la France pour mettre fin aux pratiques israéliennes agressives contre le Liban et son armée, et forcer Israël à appliquer totalement la résolution 1701", qui avait mis fin à la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.
M. Hariri a par ailleurs évoqué au téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul-Gheit, le secrétaire général de la Ligue arabe Moussa Amr et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu les "moyens de faire face à l'agression israélienne".
M. Hariri avait auparavant condamné la "violation de la souveraineté libanaise" et demandé "aux Nations unies et à la communauté internationale d'assumere leurs responsabilités et de faire pression sur Israël pour stopper son agression", selon un communiqué diffusé par ses services.
Trois Libanais -deux soldats et un journaliste- et un officier israélien ont été tués lors de ces affrontements survenus mardi vers midi (09H00 GMT) près du village libanais d'Aadaissé, dans le secteur est du sud du Liban proche de la frontière.
Les affrontements ont éclaté quand des soldats israéliens ont tenté d'arracher un arbre du côté libanais, selon des responsables militaires et de sécurité libanais.
L'armée israélienne assure que ses forces, qui menaient des travaux en territoire israélien entre la barrière de sécurité et la frontière internationale, ont essuyé des tirs.
La Finul a appelé les deux parties à la retenue, a indiqué à l'AFP son porte-parole, Neeraj Singh.


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