Ali Mokdad, député du Hezbollah, a assuré hier que le TSL est « le fruit d'un complot qui ne passera pas ».
« Nous, au Hezbollah, sommes trop honorables pour que l'on nous pointe du doigt », a ajouté M. Mokdad, affirmant que la décision du parti d'anticiper sur l'acte d'accusation « ne s'explique ni par la peur ni par l'autodéfense, mais simplement pour faire face à ce qui est ourdi contre la résistance et la patrie ».
Du côté du Bloc du changement et de la réforme, le ministre du Tourisme, Fadi Abboud, a fait valoir que le TSL ne devrait pas se transformer en « force de pression politique ».
Selon lui, le TSL « n'aura pas de crédibilité tant que les faux témoins continueront de circuler impunément sur la planète ».
« Tout le monde veut la vérité, mais il faut que la question des faux témoins soit réglée pour rendre sa crédibilité au TSL. Il faut travailler pour faire en sorte que le tribunal soit accepté par tout le monde », a-t-il ajouté.
« La question des accusations restera une épée de Damoclès au-dessus des têtes de toutes les parties si nous ne parvenons pas à la vérité », a-t-il dit.
Pour sa part, le député Sélim Salhab s'est abstenu d'évoquer le TSL, soulignant seulement que « la situation actuelle nécessite la retenue et quelques attitudes positives ».
« Il ne faut pas persister dans ce qu'était la situation au cours des derniers jours », a insisté M. Salhab, prenant ainsi implicitement ses distances vis-à-vis des positions plus favorables au Hezbollah au sein du bloc aouniste.
De son côté, le député Farid el-Khazen a tiré une conclusion optimiste du sommet de Baabda, estimant qu'il s'agit d'un message clair visant d'abord à assurer la stabilité et à confirmer que le Liban n'est plus un théâtre de conflit.
Selon M. Khazen, l'initiative saoudienne « bénéficiait d'un soutien implicite américain ».
Au sein du bloc berryiste, où l'on se refuse jusqu'ici à évoquer la question du TSL, que ce soit positivement ou négativement, le député Yassine Jaber a relevé un « rapprochement syro-saoudien » et « une vision commune à l'égard de la crise libanaise ».
Ce point de vue est partagé, au centre, par le ministre d'État Adnane Kassar, qui a souligné que la visite conjointe du roi d'Arabie saoudite et du président syrien a constitué « un message fort disant que le Liban jouit d'un parapluie arabe ».
Du côté du 14 Mars, les Kataëb se sont félicités de « l'intérêt porté par les frères et les amis du Liban à la consolidation de la stabilité » dans ce pays, tout en déplorant qu'« une partie des Libanais continue à faire en sorte que le peuple libanais apparaisse incapable de se gouverner et de régler ses problèmes par lui-même ».
Enfin, le député FL Farid Habib s'est montré circonspect au sujet des résultats du sommet tripartite, estimant que la Syrie « ne laissera pas le Hezbollah seul dans la bataille qu'il mène actuellement ».
Pour M. Habib, « il ne semble pas jusqu'ici que la Syrie ait, par le biais de la participation du président Assad au sommet de Baabda, offert quelque chose de consistant au Liban ».

