La mascotte de l’équipe de base-ball de la ville, les Rebelles de la vallée de l’Hudson, arbore une pancarte « Chelsea, veux-tu m’épouser ? ». Photo Stan Honda/AFP
À peine des rumeurs filtrent-elles sur la liste des invités à cet événement mondain, qui accueillerait peut-être Steven Spielberg et Oprah Winfrey. Parmi les invités potentiels, il y en a un qui a très vite coupé court aux spéculations : l'actuel président Barack Obama. « Je n'irai pas », a-t-il déclaré jeudi dans une émission sur ABC. « Vous ne voulez pas deux présidents à votre mariage », a-t-il ajouté.
Quant au lieu de la noce, seul un faisceau de présomptions laisse croire qu'elle aura lieu au luxueux domaine d'Astor Courts. Et les quelques paparazzi qui espéraient glaner des détails croustillants en survolant les festivités en hélicoptère en sont pour leur frais : les autorités fédérales ont annoncé la fermeture de l'espace aérien à tout véhicule survolant la propriété à une hauteur inférieure à 600 mètres, de samedi 15h00 à dimanche 03h30.
Toutes ces cachotteries n'ont pourtant pas empêché la ville de 8 000 habitants de dérouler le tapis rouge au jeune couple. Mais à l'instar de la discrète Chelsea, les habitants ne pipent mot sur les retombées qu'ils attendent de cet heureux événement. Les réceptionnistes de l'auberge Beekman Arms restent de marbre face aux questions sur les personnalités conviées.
Les pinceaux sont pourtant de sortie : une dernière couche de peinture blanche sous le toit pour accueillir des invités encore invisibles, mais dont les bagages emplissent peu à peu les chambres, toutes réservées. Seule certitude : un hôte a acheté à la boutique d'artisanat une peinture style naïf pour les fiancés. « Chelsea et Marc », est-il inscrit sur cette œuvre figurant un gâteau de mariage, des arbres et quelques écureuils. De là à savoir qui l'a achetée et à quel prix... « Je ne peux vraiment pas », souffle Alex Batkin. Le caviste situé de l'autre côté de la rue est plus prolifique : le vin blanc servi au repas de noce viendra du vignoble d'une localité nommée... « Clinton » et située non loin de là, croit-il savoir. « Il est léger et sec, il accompagne bien poisson ou poulet », assure-t-il.
L'équipe de base-ball de la ville, les Rebelles de la vallée de l'Hudson, veut aussi être de la partie. Leur mascotte, déguisée en raton-laveur, arborait mardi, au principal carrefour de la ville, une pancarte demandant : « Chelsea, veux-tu m'épouser ? » « On essaie de faire un peu de bruit autour de l'équipe pour que les gens viennent nous voir jouer », explique un joueur, A.J. Tomeny.
L'hebdomadaire local assure (mais sans citer de source) que la noce débutera à 18h00 aujourd'hui et que la police contrôlera l'accès des alentours du domaine d'Astor Courts. Quelques esprits chagrins de la ville soupçonnent pourtant les Clinton d'avoir organisé un immense subterfuge. Mais l'Hudson Valley News, devenu une source essentielle d'informations pour le bataillon de journalistes venus couvrir l'événement, n'y croit pas : il a déjà adressé en une ses félicitations aux futurs mariés.

