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Moyen Orient et Monde - Conflit

Les rebelles chiites capturent près de 200 soldats yéménites

Les militaires faits prisonniers ont été transférés par les houthis dans les régions de Matra et de Naqaa, au nord-est de Saada, leur principal fief.

Des forces de l’ordre yéménites patrouillent dans une ville du sud du pays, après les affrontements qui ont eu lieu la veille dans cette région. Photo AFP

Les rebelles chiites du Yémen ont capturé jusqu'à 200 soldats en prenant lundi le contrôle d'une position militaire au terme de violents combats avec une tribu, soutenue par l'armée, dans le nord du pays, ayant fait des dizaines de morts.
« Deux cents militaires ont été faits prisonniers par les (rebelles) houthis », a déclaré à l'AFP une source militaire, ajoutant, sous le couvert de l'anonymat, que ces militaires font partie du « régiment 72 de la garde républicaine » de l'armée yéménite. Lundi, une source militaire avait fait état de la capture de 70 soldats par les rebelles lorsqu'ils ont conquis al-Zaala, une position stratégique située à al-Amichiya, dans la province d'Amrane.
Les soldats faits prisonniers ont été transférés par les rebelles dans les régions de Matra et de Naqaa, au nord-est de Saada, leur principal fief, a-t-on indiqué mardi de source tribale.
Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la rébellion, Mohammad Abdessalam, a refusé de commenter ces événements. « Il se peut qu'il y ait des prisonniers, mais aucune information n'est disponible sur leur nombre ou leur sort », a-t-il simplement dit.
La bataille autour d'al-Zaala s'est soldée par le départ lundi du chef de la tribu des ben Aziz, cheikh Saghir Aziz, qui, soutenu par l'armée, avait tenu tête aux rebelles houthis depuis le déclenchement des hostilités le 18 juillet.
Cheikh Saghir Aziz, dont les rebelles exigeaient le départ de la région, a été blessé et il s'est installé dans une région au nord d'al-Amichiya, en compagnie d'un de ses fils, qui a été grièvement blessé et non tué comme annoncé lundi, a indiqué à l'AFP une source tribale. Après son départ, les rebelles ont procédé à une campagne de ratissage à al-Zaala et dans les alentours où ils ont fait sauter la maison de cheikh Saghir et celles de ses proches ou de ses partisans, a-t-on ajouté de même source tribale.
La violence des combats de lundi a alourdi le bilan des victimes, qui était de 68 tués. « Les houthis ont retiré mardi les corps de 17 des leurs, dont celle d'un chef rebelle, Abou Haidar, des décombres autour de la maison de cheikh Saghir Aziz » à al-Maqam, près d'al-Zaala, a confié à l'AFP une source rebelle contactée au téléphone depuis Sanaa. Les neuf jours de combats à al-Amichiya se sont soldés par « au moins 200 morts dans les rangs des houthis et 30 dans les rangs de la tribu des ben Aziz et de l'armée », a affirmé une source tribale, dont les estimations ont été corroborées par d'autres sources tribales et parlementaires. « Ce sont de purs mensonges », a répliqué le porte-parole des rebelles, qualifiant de « très exagéré » le bilan des rebelles tués mais sans avancer de chiffre. M. Abdessalam a assuré que la situation s'est relativement calmée mardi à al-Amichiya, ajoutant que l'axe routier reliant Saada à Sanaa avait été rouvert, après « le départ des seigneurs de la guerre » de la région. Les combats des derniers jours fragilisent davantage un cessez-le-feu en vigueur depuis février, qui avait mis fin à un cycle de violences de six mois dans le conflit qui oppose rebelles et militaires depuis 2004. Le porte-parole des rebelles a affirmé que son groupe avait opté pour la paix en acceptant le cessez-le-feu de février. « Nous réaffirmons notre attachement à la paix, un choix stratégique », a-t-il déclaré à l'AFP. Il a réitéré que la rébellion adhérait au « dialogue national » proposé par le gouvernement et était disposée à « s'impliquer dans le processus politique » dans le pays, confronté par ailleurs à une vague de violence d'el-Qaëda et à un mouvement séparatiste dans le sud où quatre soldats ont été tués et neuf blessés lors d'une embuscade tendue lundi par des hommes armés, a-t-on appris hier auprès des services de sécurité.
En outre, les attaques se sont multipliées dans d'autres régions du sud du Yémen, où les partisans d'el-Qaëda sont actifs. Dans des incidents séparés, des inconnus ont blessé par balles lundi matin le chef adjoint des services de sécurité de Lahj, Abdou al-Hashidi, a indiqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité. Quatre policiers ont également été blessés à Daleh, située dans une autre province du Sud, alors que « des séparatistes hors la loi ont lancé une série d'attaques contre un poste de police de Daleh et trois postes militaires des environs », a affirmé à l'AFP une autre source au sein des services de sécurité. La population du Sud estime faire l'objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d'un programme de développement économique.
Les rebelles chiites du Yémen ont capturé jusqu'à 200 soldats en prenant lundi le contrôle d'une position militaire au terme de violents combats avec une tribu, soutenue par l'armée, dans le nord du pays, ayant fait des dizaines de morts.« Deux cents militaires ont été faits prisonniers par les (rebelles) houthis », a déclaré à l'AFP une source militaire, ajoutant, sous le couvert de l'anonymat, que ces militaires font partie du « régiment 72 de la garde républicaine » de l'armée yéménite. Lundi, une source militaire avait fait état de la capture de 70 soldats par les rebelles lorsqu'ils ont conquis al-Zaala, une position stratégique située à al-Amichiya, dans la...
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