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Liban

Séminaire pour pousser les FSI à mieux respecter les droits de l’homme

Organisé conjointement par la Direction générale des FSI et l'association Justice et miséricorde, en partenariat avec l'ambassade de France, un séminaire de cinq jours a été inauguré à l'Université antonine à Baabda. Ayant pour thème « L'arrestation dans le cadre du respect des droits de l'homme », ce séminaire destiné à une vingtaine de membres des FSI est financé par l'Union européenne dans le cadre du programme « La prévention et la réhabilitation des victimes de la torture et des mauvais traitements dans les centres de détention ».
La cérémonie inaugurale s'est tenue en présence du général Charbel Doumit, représentant le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, Marc Pasotti, attaché de la sécurité intérieure à l'ambassade de France et représentant l'ambassadeur Denis Pietton, Diane Mécattaf, conseillère auprès du ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud, Maria Sanchez, représentant l'Union européenne, du président de l'association Justice et miséricorde, le père Hadi Alia, et du vice-recteur de l'Université antonine, le père Najib Baaklini.
Après un mot de bienvenue du père Baaklini, M. Pasotti devait rendre hommage aux efforts déployés par le ministre Baroud et le général Rifi pour que les droits de l'homme soient respectés dans les centres de détention, soulignant que le fait que les FSI choisissent des entraîneurs français pour ce séminaire constitue un honneur pour la France.
Pour sa part, le général Matar a rappelé que « les Nations unies avaient adopté la Convention contre la torture en 1984 et qu'en 2002, elles avaient adopté le protocole optionnel de la Convention contre la torture, un texte auquel le Liban avait adhéré en 2008. Le code pénal libanais adopté en 1943 ainsi que d'autres textes de lois avaient également interdit l'utilisation de la torture ou de la violence envers les prisonniers lors de l'interrogatoire ou durant leur détention ».
« Ces lois interdisent également le fait d'obliger les témoins ou les suspects à parler s'ils ne le désirent pas. Les adolescents bénéficient également d'une attention particulière, notamment la présence d'une assistante sociale lors de l'interrogatoire », a-t-il dit. « La loi prévoit également de poursuivre en justice l'officier de la brigade judiciaire s'il ne respecte pas les dispositions de ces lois », a-t-il affirmé.
Le général Matar a aussi noté que les FSI ont mis en place récemment deux comités pour s'assurer que le protocole optionnel de la Convention contre la torture est appliqué. Il s'agit d'un comité spécial qui s'assure de la situation dans les prisons et les centres de détention, et qui reçoit les plaintes relatives à la torture. Le second comité a pour mission de réhabiliter les centres de détention et d'interrogatoire. Ces comités ont été mis en place avec la coopération de l'association Justice et miséricorde, a-t-il souligné en conclusion.
Organisé conjointement par la Direction générale des FSI et l'association Justice et miséricorde, en partenariat avec l'ambassade de France, un séminaire de cinq jours a été inauguré à l'Université antonine à Baabda. Ayant pour thème « L'arrestation dans le cadre du respect des droits de l'homme », ce séminaire destiné à une vingtaine de membres des FSI est financé par l'Union européenne dans le cadre du programme « La prévention et la réhabilitation des victimes de la torture et des mauvais traitements dans les centres de détention ».La cérémonie inaugurale s'est tenue en présence du général Charbel Doumit,...
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