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Moyen Orient et Monde - Chili

L’Église propose de gracier certains militaires de la dictature

L'Église catholique du Chili a proposé de gracier - à certaines conditions - des soldats coupables de violation des droits de l'homme sous la dictature (1973-1990), provoquant la colère des proches des 3 000 personnes tuées ou disparues sous le régime militaire.
« Il faut distinguer le degré de responsabilité de chacun, le degré de liberté avec lequel il a agi, les gestes d'humanité dont il a fait preuve et les regrets qu'il a exprimés pour ses délits », a déclaré l'Église dans sa proposition remise à Sebastian Pinera, premier président de droite depuis le retour de la démocratie. « Le président va prendre une décision reposant sur des critères de vérité, de justice, d'unité nationale, de sécurité citoyenne et des considérations humanitaires », a précisé la secrétaire générale du gouvernement, Ena von Baer.
Des centaines de personnes, brandissant des photos de proches tués ou disparus sous la dictature du général Augusto Pinochet, ont manifesté autour du palais présidentiel lors de la remise de cette demande de grâce pour « raisons humanitaires » à l'occasion du bicentenaire de l'indépendance du Chili, commémoré le 18 septembre. Elle concerne des détenus malades, âgés ou ayant accompli la majorité de leur peine. Plus de 500 militaires de l'époque sont poursuivis pour violation des droits de l'homme.
La droite au pouvoir a salué la proposition. L'opposition de centre-gauche, qui a largement souffert de la répression après le coup d'État de Pinochet contre le président socialiste Salvador Allende, est en revanche indignée.
L'Église chilienne, divisée sous le régime militaire, conserve une forte influence dans ce pays laïc de 16,8 millions d'habitants, où 72 % des personnes se disent catholiques.
L'Église catholique du Chili a proposé de gracier - à certaines conditions - des soldats coupables de violation des droits de l'homme sous la dictature (1973-1990), provoquant la colère des proches des 3 000 personnes tuées ou disparues sous le régime militaire.« Il faut distinguer le degré de responsabilité de chacun, le degré de liberté avec lequel il a agi, les gestes d'humanité dont il a fait preuve et les regrets qu'il a exprimés pour ses délits », a déclaré l'Église dans sa proposition remise à Sebastian Pinera, premier président de droite depuis le retour de la démocratie. « Le président va prendre une décision reposant sur des critères de...
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