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Le procès d'el-Béchir : "juste une question de temps" (procureur CPI)

Le procès du président soudanais Omar el-Béchir, visé par deux mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes et génocide au Darfour, est "juste une question de temps", a déclaré jeudi à La Haye le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo.
"C'est juste une question de temps, il devra tôt ou tard se rendre à La Haye et faire face à la justice", a déclaré à l'AFP le procureur à propos du président soudanais arrivé mercredi au Tchad, dont le gouvernement reconnaît la CPI mais refuse d'arrêter son hôte et voisin.
"Il n'y a pas de victoire lorsqu'il s'agit de génocide", a ajouté Luis Moreno-Ocampo, selon lequel il y a actuellement "2,5 millions de victimes au Darfour".
"Le président Béchir ne devrait pas être fier. Il reste un suspect en fuite", a encore déclaré le procureur, qui enquête depuis 2005 sur le Darfour, région en proie depuis 2003 à une guerre civile qui a fait 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés, d'après l'ONU. Khartoum parle de 10.000 morts.
Omar el-Béchir, qui fait l'objet depuis le 4 mars 2009 d'un mandat d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité et depuis le 12 juillet d'un second mandat d'arrêt pour génocide, effectue au Tchad sa première visite depuis 2009 dans un Etat reconnaissant la CPI.
M. Béchir, au pouvoir depuis 21 ans, est le premier chef d'Etat en exercice à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI, premier tribunal international permanent chargé de juger les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, le crime le plus grave du droit international.
Le procès du président soudanais Omar el-Béchir, visé par deux mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes et génocide au Darfour, est "juste une question de temps", a déclaré jeudi à La Haye le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo."C'est juste une question de temps, il devra tôt ou tard se rendre à La Haye et faire face à la justice", a déclaré à l'AFP le procureur à propos du président soudanais arrivé mercredi au Tchad, dont le gouvernement reconnaît la CPI mais refuse d'arrêter son hôte et voisin."Il n'y a pas de victoire lorsqu'il s'agit de génocide", a ajouté Luis Moreno-Ocampo, selon lequel il y a actuellement "2,5 millions de victimes au...