Washington espère que le face-à-face israélo-palestinien pourra commencer avant le 26 septembre, date de la fin du moratoire partiel de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie.
Durant un débat sur le Proche-Orient au conseil de sécurité, il a affirmé devant les ambassadeurs que le refus d'Israël de mettre un terme aux colonisations "dans les territoires palestiniens occupés, et même autour et dans Jérusalem", constituaient "un obstacle majeur" au processus de paix.
"Nous répétons que l'arrêt des colonisations est essentiel à la reprise d'un processus de paix crédible, ayant pour objectif une solution avec deux États, sur la base des frontières d'avant 1967", a-t-il ajouté.
Mais l'ambassadrice d'Israël à l'ONU, Gabriela Shalev, a rétorqué que si son pays était "prêt à prendre des risques politiques pour la paix", il ne ferait aucun compromis sur sa sécurité. Elle a déclaré qu'Israël était aujourd'hui confronté à des menaces "plus diverses et plus dangereuses", notamment "les roquettes du Hamas et du Hezbollah, le terrorisme international et les visées nucléaires de l'Iran".
"La paix n'est pas juste un papier signé. C'est un ensemble de valeurs qui nous permettent de vivre avec espoir, et en sécurité - les Israéliens comme les Palestiniens", a-t-elle déclaré.
L'envoyé américain George Mitchell, qui mène des pourparlers indirects depuis mai, souhaite obtenir une reprise du dialogue direct, interrompu depuis l'offensive d'Israël à Gaza fin 2008.
Washington espère que le face-à-face israélo-palestinien pourra commencer avant le 26 septembre, date de la fin du moratoire partiel de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie.
Mais, frustrés par le peu d'avancée des pourparlers indirects, les Palestiniens sont peu enclins à répondre favorablement.

