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Liban

L’ambassadeur d’Espagne refuse l’utilisation de la Finul comme une boîte aux lettres

L'ambassadeur d'Espagne Juan Carlos Gafo s'est entretenu hier avec les journalistes pour évoquer avec eux l'actualité relative à la Finul, notamment les incidents qui avaient eu lieu au début du mois entre les Casques bleus et les habitants de certains villages de la bande frontalière.

L’ambassadeur d’Espagne, Juan Carlos Gafo : « Il faut renforcer la coopération entre la Finul et l’armée. » Photo Ibrahim Tawil

M. Gafo a rappelé les entretiens effectués entre les ambassadeurs des trois plus importants contingents déployés au Liban-Sud à savoir l'Italie, la France et l'Espagne, ainsi que le commandant de la Finul, le général Alberto Asarta, d'une part, et les dirigeants libanais et les représentants des plus importants courants politiques du pays.
Il a souligné que les derniers incidents ont plusieurs répercussions positives ; ainsi toutes les parties ont reconnu l'importance de la mission de la Finul au Liban-Sud, notant que l'Espagne assure sa participation à la Finul dont la mission a été clairement définie (dans la résolution 1701) et qui avait été approuvée par toutes les parties concernées.
L'ambassadeur d'Espagne a appelé les Libanais à œuvrer conjointement avec la Finul, notamment les forces armées libanaises et les responsables politiques afin que les Casques bleus mènent à bien leur mission, notant qu'il est indispensable de renforcer la coopération entre la Finul et l'armée libanaise pour éviter les malentendus.
Il a également salué le soutien du Conseil des ministres apporté à la Finul et qui avait décidé d'augmenter de 2 000 hommes le nombre des militaires libanais au Liban-Sud.
Rappelant que la Finul poursuit son travail normalement et continue à effectuer de nombreuses patrouilles par jour, il a mis l'accent sur l'unité de la mission qui compte plusieurs contingents soulignant que les derniers incidents ont touché aussi bien des soldats italiens, espagnols, français, ghanéens et coréens.
L'ambassadeur d'Espagne a mis en garde contre les tentatives d'utiliser la Finul comme une boîte aux lettres pour envoyer des messages relatifs à des dossiers nationaux ou régionaux refusant « catégoriquement tout désir d'instrumentaliser la Finul et de la considérer comme une voie par laquelle ont transmet des messages ou de lier son sort à n'importe quel dossier national, régional et international, notamment le Tribunal spécial pour le Liban », ou les sanctions onusiennes contre l'Iran.
À la question de savoir sur quelles données il se base pour ne pas lier le sort de la Finul au TSL ou aux sanctions contre l'Iran, M. Gafo a tout simplement répété qu'il « ne fallait pas effectuer ce lien ».
En réponse à une question relative aux incidents qui ont surtout touché les contingents français et espagnols depuis leur déploiement au Liban-Sud en 2006, l'ambassadeur d'Espagne a souligné que ces soldats ont été touchés plus que d'autres parce qu'ils sont parmi les contingents les plus nombreux et donc il existe davantage de probabilités qu'ils soient touchés.
À la question de savoir s'il redoute que la Finul ne soit prise en otage, M. Gafo a noté que les réunions se poursuivent pour éviter des crises à venir, soulignant encore une fois que la Finul ne devrait pas être utilisée comme un moyen de pression ou comme une boîte aux lettres.
Invité à commenter les propos de Michael William, représentant du secrétaire général de l'ONU pour le Liban, qui avait indiqué que les incidents contre la Finul étaient orchestrés, M. Gafo a souligné qu'il ne dispose pas d'informations et que les Casques bleus mènent toujours leur enquête à ce sujet.
L'ambassadeur d'Espagne a aussi noté qu'il n'y aura pas de changements dans les règles d'engagement de la Finul.
D'ici à la fin 2010, 10 000 soldats libanais seront déployés au Sud. Rappelons que le Liban avait pris l'engagement d'en envoyer 15 000 à l'issue de l'adoption de la 1701.

M. Gafo a rappelé les entretiens effectués entre les ambassadeurs des trois plus importants contingents déployés au Liban-Sud à savoir l'Italie, la France et l'Espagne, ainsi que le commandant de la Finul, le général Alberto Asarta, d'une part, et les dirigeants libanais et les représentants des plus importants courants politiques du pays.Il a souligné que les derniers incidents ont plusieurs répercussions positives ; ainsi toutes les parties ont reconnu l'importance de la mission de la Finul au Liban-Sud, notant que l'Espagne assure sa participation à la Finul dont la mission a été clairement définie (dans la résolution 1701) et qui avait été approuvée par toutes les parties concernées.L'ambassadeur...
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