L’ambassadeur d’Espagne, Juan Carlos Gafo : « Il faut renforcer la coopération entre la Finul et l’armée. » Photo Ibrahim Tawil
Il a souligné que les derniers incidents ont plusieurs répercussions positives ; ainsi toutes les parties ont reconnu l'importance de la mission de la Finul au Liban-Sud, notant que l'Espagne assure sa participation à la Finul dont la mission a été clairement définie (dans la résolution 1701) et qui avait été approuvée par toutes les parties concernées.
L'ambassadeur d'Espagne a appelé les Libanais à œuvrer conjointement avec la Finul, notamment les forces armées libanaises et les responsables politiques afin que les Casques bleus mènent à bien leur mission, notant qu'il est indispensable de renforcer la coopération entre la Finul et l'armée libanaise pour éviter les malentendus.
Il a également salué le soutien du Conseil des ministres apporté à la Finul et qui avait décidé d'augmenter de 2 000 hommes le nombre des militaires libanais au Liban-Sud.
Rappelant que la Finul poursuit son travail normalement et continue à effectuer de nombreuses patrouilles par jour, il a mis l'accent sur l'unité de la mission qui compte plusieurs contingents soulignant que les derniers incidents ont touché aussi bien des soldats italiens, espagnols, français, ghanéens et coréens.
L'ambassadeur d'Espagne a mis en garde contre les tentatives d'utiliser la Finul comme une boîte aux lettres pour envoyer des messages relatifs à des dossiers nationaux ou régionaux refusant « catégoriquement tout désir d'instrumentaliser la Finul et de la considérer comme une voie par laquelle ont transmet des messages ou de lier son sort à n'importe quel dossier national, régional et international, notamment le Tribunal spécial pour le Liban », ou les sanctions onusiennes contre l'Iran.
À la question de savoir sur quelles données il se base pour ne pas lier le sort de la Finul au TSL ou aux sanctions contre l'Iran, M. Gafo a tout simplement répété qu'il « ne fallait pas effectuer ce lien ».
En réponse à une question relative aux incidents qui ont surtout touché les contingents français et espagnols depuis leur déploiement au Liban-Sud en 2006, l'ambassadeur d'Espagne a souligné que ces soldats ont été touchés plus que d'autres parce qu'ils sont parmi les contingents les plus nombreux et donc il existe davantage de probabilités qu'ils soient touchés.
À la question de savoir s'il redoute que la Finul ne soit prise en otage, M. Gafo a noté que les réunions se poursuivent pour éviter des crises à venir, soulignant encore une fois que la Finul ne devrait pas être utilisée comme un moyen de pression ou comme une boîte aux lettres.
Invité à commenter les propos de Michael William, représentant du secrétaire général de l'ONU pour le Liban, qui avait indiqué que les incidents contre la Finul étaient orchestrés, M. Gafo a souligné qu'il ne dispose pas d'informations et que les Casques bleus mènent toujours leur enquête à ce sujet.
L'ambassadeur d'Espagne a aussi noté qu'il n'y aura pas de changements dans les règles d'engagement de la Finul.
D'ici à la fin 2010, 10 000 soldats libanais seront déployés au Sud. Rappelons que le Liban avait pris l'engagement d'en envoyer 15 000 à l'issue de l'adoption de la 1701.


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