L'entourage de Mme Clinton a vanté au début de la visite l'élargissement et l'amélioration d'une relation bilatérale longtemps marquée par une méfiance mutuelle. Côté pakistanais, le ministère des Affaires étrangères a salué samedi une visite qui « aidera à donner plus d'élan » à la relation bilatérale, que les deux pays veulent élargir. Mme Clinton devait s'entretenir hier soir avec le Premier ministre Yousef Raza Gilani, avant de dîner avec le président Asif Ali Zardari. Elle doit participer aujourd'hui à une session du « dialogue stratégique » entre Washington et Islamabad. « L'accélération » du dialogue stratégique « produit un changement dans l'attitude pakistanaise, d'abord de la part du gouvernement et, plus graduellement et lentement, au sein de l'opinion », a estimé dimanche Richard Holbrooke, l'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan.
Selon un haut responsable américain s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, Washington tirerait notamment profit de conversations plus fréquentes avec le puissant chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani. Selon cette source, les discussions permettraient « des progrès lents mais tangibles » sur le cas du réseau taliban Haqqani, bête noire de la coalition, mais réputé proche des services de renseignements pakistanais.
Le voyage de la secrétaire d'État fait suite à sa précédente visite très médiatisée en octobre 2009, et au premier « dialogue stratégique » entre les deux pays, en mars à Washington. « Nous sommes engagés sur le long terme (...) », a promis Rajiv Shah, le chef de l'Agence fédérale américaine du développement.

