Selon Hossein Ali Shahriari, député de Zahedan, cité par la même agence, il y a eu deux attentats-suicide successifs, et le premier a été perpétré par un homme chargé d'explosifs déguisé en femme. « Quand les gens sont venus porter secours aux blessés, un autre homme s'est fait exploser », a-t-il ajouté.
Le Sistan-Balouchistan est le théâtre depuis dix ans d'une rébellion sanglante du groupe sunnite extrémiste Joundallah (soldats de Dieu). L'attentat le plus récent revendiqué par ce groupe, en octobre 2009, avait tué 42 personnes dont plusieurs officiers des gardiens de la révolution (pasdaran, les forces armées d'élite iraniennes) à Pishin, localité proche de la frontière pakistanaise. Le chef de ce groupe, Abdolmalek Righi, a été pendu le 20 juin. Abdolmalek Righi avait été capturé en février lors d'une spectaculaire opération de détournement vers un aéroport iranien d'un vol international à bord duquel il se rendait des Émirats arabes unis au Kirghizstan.
Les rebelles du Joundallah sont des sunnites appartenant à l'ethnie balouche, qui représente une importante part de la population de la province du Sistan-Balouchistan. Téhéran a toujours accusé le Joundallah d'être entraîné et équipé par les services de renseignements américains, israéliens, britanniques mais aussi pakistanais dans le but de déstabiliser le pouvoir central iranien. Cette province est depuis toujours l'une des moins sûres du pays en raison de l'action des rebelles mais aussi du trafic de drogue en provenance de l'Afghanistan et de nombreuses activités de contrebande.

