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Moyen Orient et Monde - Cuba

La Havane libère un premier groupe de 17 prisonniers politiques

Les opposants relâchés pourraient partir pour l'Espagne dès aujourd'hui.

L’ex-dirigeant cubain Fidel Castro a visité un institut scientifique de La Havane mercredi, sa première sortie publique connue depuis décembre quand il était allé à la rencontre de présidents en visite à Cuba, selon des images diffusées samedi. Vêtu d’un survêtement de sport blanc et bleu, Fidel Castro, 83 ans, a visité le Centre national d’investigations scientifiques à l’occasion du 45e anniversaire de sa fondation, selon le site officiel cubadebate.cu qui publie des photos de cette rarissime sortie publique depuis quatre ans prises par Alex Castro, fils de Fidel et photographe de formation. On y voit l’ancien président cubain, frêle mais paraissant en bonne forme, en train de discuter avec des employés. Fidel Castro a été reçu par le directeur du centre spécialisé dans la recherche biomédicale, le Dr Carlos Gutierrez, et trois autres responsables de l’endroit situé dans la banlieue de La Havane. Le père de la révolution cubaine de 1959 a cédé le pouvoir à son frère Raul en juillet 2006 à la suite d’une grave maladie.

Les autorités cubaines ont commencé samedi le processus de libération d'un premier groupe de 17 prisonniers politiques devant partir avec leurs familles vers l'Espagne, dans le cadre d'un accord sur la libération graduelle de 52 opposants, ont affirmé des proches des détenus.
L'opposant José Luis Garcia Paneque, un médecin de 45 ans, a téléphoné à sa famille pour lui dire qu'il n'était plus dans la prison de Las Tunas (centre) et était transféré vers un lieu indéterminé de La Havane, a déclaré au téléphone depuis Las Tunas son cousin Raul Smith, ajoutant qu'un « bus des autorités était passé prendre la famille qui doit partir avec lui en Espagne ». Les épouses de deux autres détenus, Pablo Pacheco et Luis Milan, ont déclaré avoir été informées que leurs maris avaient également été transférés vers la capitale cubaine. Des sources proches de ce processus ont affirmé à l'AFP que les premiers prisonniers libérés pourraient partir en début de semaine en Espagne. Il était impossible d'obtenir une confirmation auprès des autorités cubaines, qui ne communiquent pas avec la presse sur ce dossier. En Espagne, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que les prisonniers politiques cubains libérés pourraient commencer à voyager vers l'Espagne à partir de ce matin. Une source au ministère a cependant souligné qu'il s'agissait d'une « idée » et que pour l'heure, il n'y avait pas de date fixée pour le départ de ce premier groupe de 17 prisonniers vers l'Espagne. Selon la Radio nationale d'Espagne (RNE), citant les familles des prisonniers, le départ serait plutôt pour demain ou mercredi.
Pour sa part, un responsable de la dissidence a confirmé hier qu'un petit groupe de prisonniers politiques cubains ont été placés dans une « salle spéciale » d'une prison de La Havane, et leurs familles dans une unité militaire, en attendant de se retrouver à l'aéroport pour partir vers l'Espagne. L'Institut international de la presse (IPI), basé à Vienne, a salué hier la décision de Cuba de libérer ce premier groupe de prisonniers politiques, mais insisté sur le fait que tous les dissidents emprisonnés devaient être libérés.
La décision du président Raul Castro, prise sous la médiation inédite de l'Église et annoncée mercredi pendant une visite du chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos, a été saluée par l'Union européenne et les États-Unis. Washington exige des réformes démocratiques à Cuba, seul pays du continent dirigé par un parti unique, pour envisager de lever son embargo économique et financier en vigueur depuis 48 ans. À l'issue de ce processus de libérations annoncées, Cuba devrait encore compter une centaine de prisonniers politiques. Hector Palacios, l'un des dissidents les plus connus de Cuba, a estimé que ces libérations constituaient « l'avancée la plus sérieuse de ces 50 dernières années », selon une interview publiée hier par El Pais. « Si le gouvernement commence à bouger, ce sera bon pour tout le monde. La première condition pour faire quoi que ce soit était qu'il n'y ait pas de prisonniers politiques », a souligné le leader du mouvement d'opposition Union libérale de la République de Cuba.
Les autorités cubaines ont commencé samedi le processus de libération d'un premier groupe de 17 prisonniers politiques devant partir avec leurs familles vers l'Espagne, dans le cadre d'un accord sur la libération graduelle de 52 opposants, ont affirmé des proches des détenus.L'opposant José Luis Garcia Paneque, un médecin de 45 ans, a téléphoné à sa famille pour lui dire qu'il n'était plus dans la prison de Las Tunas (centre) et était transféré vers un lieu indéterminé de La Havane, a déclaré au téléphone depuis Las Tunas son cousin Raul Smith, ajoutant qu'un « bus des autorités était passé prendre la famille qui doit partir avec lui en...
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