Interrogé sur ces lettres, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, a rappelé que « des messages très clairs ont été adressés à l'Iran pour qu'il accepte enfin d'engager des discussions sur ses activités sensibles ». « Dans ce contexte, a-t-il ajouté, les lettres (...) de Manouchehr Mottaki ne vont pas dans le bon sens. »
La communauté internationale soupçonne Téhéran, malgré ses démentis, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil. Le Conseil de sécurité a adopté le 9 juin une résolution renforçant les sanctions internationales contre l'Iran notamment pour son refus de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium. Douze des quinze membres du Conseil de sécurité, notamment la Chine et la Russie, alliés traditionnels de l'Iran, ont voté cette résolution, alors que le Liban s'est abstenu et que la Turquie et le Brésil ont voté contre. M. Mottaki remercie dans sa lettre ces deux derniers pays « pour leur résistance face aux pressions politiques de quelques pays ». Il y réaffirme également que « les armes atomiques n'ont aucune place dans la doctrine militaire et défensive de l'Iran ».
Aux États-Unis, Barack Obama devait promulguer un projet de loi de sanctions contre l'Iran adopté par le Congrès pour forcer Téhéran à abandonner ses ambitions nucléaires. À ce sujet, le président du Parlement iranien Ali Larijani, en visite en Syrie, a déclaré que les sanctions américaines sont « une politique vide de sens (...) qui aura peu d'impact sur l'Iran ».

