Ankara interpelle son allié US sur la recrudescence des attaques kurdes
OLJ /
le 02 juillet 2010 à 00h28
Lancée l'an dernier par le gouvernement turc islamo-conservateur, l'« ouverture démocratique » visant à octroyer plus de droits aux Kurdes avait semblé amorcer un processus de règlement d'un conflit qui a fait 45 000 morts depuis 1984. L'interdiction du principal parti prokurde et une offensive judiciaire contre les milieux kurdes ont toutefois sonné le glas du projet. Depuis juin, 50 personnes ont été tuées dans les violences, selon un décompte de l'AFP. Deux soldats turcs, trois membres des forces paramilitaires et 12 rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont encore été tués mercredi lors de combats dans le sud-est de la Turquie, a annoncé hier l'état-major turc. Selon les autorités, la plupart des attaques du PKK sont organisées par son commandement militaire réfugié dans la montagne irakienne, régulièrement pilonnée par l'aviation turque. La recrudescence des affrontements entre l'armée et les rebelles kurdes rappelle que ce conflit reste le problème majeur de la Turquie, qui réclame davantage d'aide de son allié américain, à un moment où les relations bilatérales sont crispées. Certes, Ankara bénéficie des renseignements fournis par les États-Unis, son allié de l'OTAN, sur les bases arrières et déplacements du PKK. Mais « la Turquie ne dispose pas suffisamment d'aide de la part des États-Unis dans sa lutte contre le PKK », estime Sinan Ogan, directeur du centre de recherche Turksam. Il note aussi que la diplomatie d'Ankara, tournée récemment vers ses voisins de l'Est - Syrie ou Iran -, dérange Washington, sans aller jusqu'à établir un lien de cause à effet entre les deux phénomènes. Mercredi, le vice-Premier ministre turc, Cemil Ciçek, rappelait que la Turquie attendait davantage des Américains dans la lutte contre le PKK. Il a aussi réclamé que les États-Unis livrent les dirigeants du PKK réfugiés dans le nord de l'Irak, et qu'ils incitent l'administration kurde de cette zone à couper tous les moyens logistiques du mouvement.
Lancée l'an dernier par le gouvernement turc islamo-conservateur, l'« ouverture démocratique » visant à octroyer plus de droits aux Kurdes avait semblé amorcer un processus de règlement d'un conflit qui a fait 45 000 morts depuis 1984. L'interdiction du principal parti prokurde et une offensive judiciaire contre les milieux kurdes ont toutefois sonné le glas du projet. Depuis juin, 50 personnes ont été tuées dans les violences, selon un décompte de l'AFP. Deux soldats turcs, trois membres des forces paramilitaires et 12 rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont encore été tués mercredi lors de combats dans le sud-est de la Turquie, a annoncé hier l'état-major turc. Selon les autorités,...
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