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Moyen Orient et Monde - Scandale

États-Unis/Russie : un des espions présumés se volatilise après son arrestation à Chypre

Neuf des onze agents « russes » devant la justice américaine.
La police chypriote était hier aux trousses d'un Canadien arrêté sur l'île méditerranéenne pour ses liens avec un réseau d'espionnage russe présumé démantelé aux États-Unis et qui s'est volatilisé vingt-quatre heures après avoir été placé sous contrôle judiciaire. Le ministre de la Justice Loucas Louca a cependant affirmé dans l'après-midi être confiant quant à une arrestation du suspect, indiquant disposer d'informations sur sa localisation. Un porte-parole de la police, Michalis Katsounotos, a indiqué pour sa part que M. Metsos avait pris « toutes ses affaires » de son hôtel de Larnaca avant de le quitter. Selon lui, le fait qu'il se trouve dans les bases britanniques de l'île ou dans le Nord faisait partie « des scénarios possibles ».
Tous les points de sortie de l'île - ports et aéroports - ont été placés sous haute surveillance, tout comme la zone tampon qui sépare le Sud à majorité grecque, où Christopher Robert Metsos, 54 ans, a été interpellé mardi, de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), a-t-on indiqué de source policière. Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de l'homme qui pourrait tenter de trouver refuge en RTCN, entité qui échappe à tout contrôle international et n'est liée par aucun traité d'extradition à d'autres pays en raison de son statut d'État autoproclamé reconnu par la seule Turquie. Un appel à témoins et une photo de l'homme recherché, aux yeux bleus et portant une fine moustache grise, ont été diffusés.
Des policiers spécialisés avaient été chargés de suivre de très près Metsos, a indiqué le journal Alithia, estimant que sa capacité à échapper à la vigilance des policiers « soulève de nombreuses questions ». « Si nous l'avions surveillé 24h/24, cela aurait constitué une restriction et une violation de ses droits », a rétorqué le porte-parole du gouvernement, Stefanos Stefanou.
Christopher Metsos, qui faisait l'objet d'une notice rouge d'Interpol, avait été appréhendé mardi à l'aéroport de Larnaca au moment où il s'apprêtait à prendre un vol pour Budapest. Il avait été libéré le jour même contre une caution de 26 500 euros, en attendant son éventuelle extradition vers les États-Unis où il est recherché pour espionnage au profit de la Russie et blanchiment de 40 000 dollars. Les autorités américaines avaient annoncé lundi un coup de filet contre dix personnes accusées de travailler aux États-Unis pour le compte de la Russie, précisant qu'un onzième individu était en fuite. Elles sont poursuivies pour espionnage et, pour neuf d'entre elles, pour blanchiment d'argent.
Neuf de ces dix « espions » devaient comparaître hier devant des tribunaux américains pour demander leur mise en liberté sous caution, une faveur que les juges risquent de leur refuser après la disparition du onzième suspect à Chypre. La jeune Russe Anna Chapman, 28 ans, ne devait pas comparaître, le juge lui ayant déjà refusé la liberté, a-t-on appris de source judiciaire. Le FBI affirme avoir mené son enquête depuis près de 10 ans, mais rien n'a encore filtré sur l'importance des informations fournies par ces agents présumés, qui étaient chargés, selon les plaintes déposées aux greffes des tribunaux, « d'infiltrer des cercles de pouvoir ».
Aucun des onze espions présumés n'a encore été inculpé formellement par la justice américaine, et les audiences de jeudi ne concernent pour l'instant que les demandes de mise en liberté provisoire présentées par leurs avocats respectifs.
La police chypriote était hier aux trousses d'un Canadien arrêté sur l'île méditerranéenne pour ses liens avec un réseau d'espionnage russe présumé démantelé aux États-Unis et qui s'est volatilisé vingt-quatre heures après avoir été placé sous contrôle judiciaire. Le ministre de la Justice Loucas Louca a cependant affirmé dans l'après-midi être confiant quant à une arrestation du suspect, indiquant disposer d'informations sur sa localisation. Un porte-parole de la police, Michalis Katsounotos, a indiqué pour sa part que M. Metsos avait pris « toutes ses affaires » de son hôtel de Larnaca avant de le quitter. Selon lui, le fait qu'il se trouve dans les...
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