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Sport

Argentine-Allemagne : les clés du match

La furia et le talent des attaquants argentins autour de Messi contre la jeunesse et l'esprit conquérant de l'Allemagne d'Özil promettent une opposition de haut vol en quarts de finale du Mondial 2010, samedi au Cap.

Points forts
Argentine : C'est l'attaque la plus impressionnante du Mondial, alignant les noms (Messi, Tevez, Higuain, Milito, Agüero) et les buts (10, meilleur total à l'issue des 8es de finale). Quand l'un flanche, l'autre prend la relève. Maradona a aussi su insuffler un esprit de lutte à son équipe, qui n'a plus rien à voir avec celle qui se traînait dans les qualifications. « Depuis qu'on est arrivé ici, la mentalité du groupe a complètement changé », dit Messi.
Allemagne : Le forfait sur blessure de Michael Ballack a permis de bâtir un groupe jeune (24,9 ans de moyenne d'âge), ambitieux, au service de la philosophie offensive prônée par Joachim Löw. La Nationalmannschaft n'a peut-être pas de star, tout du moins pas encore, mais le danger peut venir de Klose, Podolski, Özil ou Müller, qui ont marqué un total de neuf buts. La jeune génération semble par ailleurs hermétique aux doutes et à la pression.

Points faibles
Argentine : La défense suscite des doutes, surtout quand elle est privée de son élément le plus fiable, Samuel (cuisse). La lenteur et les étourderies de Demichelis représentent le plus gros point faible de l'Albiceleste, ainsi que l'inexpérience du jeune Otamendi à droite. L'Argentine a toujours mené au score jusqu'à présent dans le tournoi : qu'arrivera-t-il si elle encaissait le premier but ? Maradona apportera-t-il la bonne réponse tactique ?
Allemagne : La Serbie, victorieuse 1-0 en phase de poules, a montré la voie en prenant à la gorge et en « agressant » les milieux de terrain, notamment Özil. Le gros point faible est la défense avec une charnière centrale Mertesacker-Friedrich qui n'est ni rapide ni mobile et qui risque de souffrir devant Messi. Le gardien de but Manuel Neuer, n° 1 par défaut en l'absence de René Adler, est loin d'être rassurant : il a concédé deux buts sur le même schéma en tardant à sortir sur un centre et un coup franc.

Joueurs-clés
Argentine : Messi est évidemment le joueur le plus important de l'équipe par son génie individuel et son rayonnement. S'il n'a pas encore marqué, il a été à l'origine de six des dix buts de son équipe. Ses deux compères de l'attaque, Tevez et Higuain, ont également répondu présent, dans des registres complémentaires (le second tournant autour du premier). L'autre pilier de la sélection est son capitaine, Mascherano, indispensable métronome au travail aussi ingrat, parfois discret, que nécessaire.
Allemagne : Ce n'est pas pour rien qu'Özil est présenté comme le Messi allemand. Avec sa technique, sa rapidité et sa vision du jeu, le meneur de jeu du Werder Brême, sur les tablettes de quelques grands d'Europe, est le baromètre de la Nationalmannschaft. Quand Özil rayonne, l'Allemagne brille. Mais le joueur d'origine turque gâche encore trop d'occasions de but, surtout lorsqu'il se retrouve seul devant le gardien adverse.
À 25 ans, Schweinsteiger livre la meilleure saison de sa carrière depuis qu'il a été replacé dans l'axe au Bayern Munich par Louis van Gaal. Löw lui a préféré Lahm pour le brassard de capitaine, mais « Basti » est le véritable patron.
La furia et le talent des attaquants argentins autour de Messi contre la jeunesse et l'esprit conquérant de l'Allemagne d'Özil promettent une opposition de haut vol en quarts de finale du Mondial 2010, samedi au Cap. Points fortsArgentine : C'est l'attaque la plus impressionnante du Mondial, alignant les noms (Messi, Tevez, Higuain, Milito, Agüero) et les buts (10, meilleur total à l'issue des 8es de finale). Quand l'un flanche, l'autre prend la relève. Maradona a aussi su insuffler un esprit de lutte à son équipe, qui n'a plus rien à voir avec celle qui se traînait dans les qualifications. « Depuis qu'on est arrivé ici, la mentalité du groupe a complètement changé », dit Messi.Allemagne : Le forfait sur blessure de...
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