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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Allemande

Merkel, affaiblie, impose péniblement son candidat

Victoire au 3e tour de Christian Wulff.
La chancelière Angela Merkel a subi une humiliation cinglante hier, son candidat Christian Wulff n'étant élu président de l'Allemagne qu'au troisième et dernier tour d'un scrutin qui a viré au psychodrame.
L'élection du chef de l'État allemand se fait généralement dans la discrétion, mais les grands électeurs en ont profité pour montrer leur mécontentement vis-à-vis de la chancelière et de sa coalition de centre-droit qui bat de l'aile.
À 51 ans, M. Wulff, chef du gouvernement régional de Basse-Saxe (Nord), est devenu le dixième et le plus jeune président de l'après-guerre, à l'issue d'une élection de neuf heures, la plus longue de l'histoire du pays. Cet homme d'appareil, souriant et lisse, a finalement recueilli 625 voix au troisième tour, où la majorité simple suffisait, contre 494 voix pour le candidat de l'opposition sociale-démocrate/écologiste, le très populaire ancien pasteur et dissident est-allemand Joachim Gauck, 70 ans. Il avait échoué à recueillir la majorité absolue requise aux deux tours précédents à l'Assemblée fédérale, un collège de 1 244 grands électeurs où la coalition gouvernementale disposait en théorie de la majorité.
« C'est une défaite à caractère psychologique et une perte de prestige pour Mme Merkel », a affirmé à l'AFP le politologue Nils Diederich, de l'Université libre de Berlin. Le scrutin, par lequel la chancelière espérait redorer son blason en misant sur la solidarité et la loyauté de son camp, « reflète le scepticisme ambiant » envers le gouvernement. Quatre députés libéraux avaient annoncé avant le vote qu'ils soutiendraient le charismatique Joachim Gauck. Mais visiblement, « ils ont été plus nombreux que prévu à avoir le courage de manifester leur mécontentement », soulignait l'expert.
Ce baron du Parti chrétien-démocrate (CDU) de Mme Merkel était nettement moins populaire dans les sondages que son rival Joachim Gauck, qui a dirigé jusqu'en 2000 le service des archives de l'ancienne Stasi, la police secrète de l'ex-RDA.
L'élection était nécessaire depuis la démission fin mai de Horst Köehler, ancien patron du FMI, qui était très apprécié des Allemands. Il a rendu son tablier après une polémique déclenchée par ses propos controversés sur l'engagement militaire allemand à l'étranger.
Depuis la création de la République fédérale allemande en 1949, seulement deux présidents, Gustav Heinemann et Roman Herzog ont été élus au 3e tour.

La chancelière Angela Merkel a subi une humiliation cinglante hier, son candidat Christian Wulff n'étant élu président de l'Allemagne qu'au troisième et dernier tour d'un scrutin qui a viré au psychodrame.L'élection du chef de l'État allemand se fait généralement dans la discrétion, mais les grands électeurs en ont profité pour montrer leur mécontentement vis-à-vis de la chancelière et de sa coalition de centre-droit qui bat de l'aile.À 51 ans, M. Wulff, chef du gouvernement régional de Basse-Saxe (Nord), est devenu le dixième et le plus jeune président de l'après-guerre, à l'issue d'une élection de neuf heures, la plus longue de l'histoire du pays. Cet homme d'appareil, souriant...
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