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Sport

Le Brésil dit : Stop à la violence !

Le Brésil a souffert dans ce Mondial, dans son jeu mais aussi dans sa chair, avec les blessures de trois joueurs dont deux titulaires (Elano et Felipe Melo) : la Seleçao en appelle aux arbitres sur le thème « arrêtez le massacre ».
Hier, la nouvelle est tombée : Elano souffre d'un œdème à un os de la cheville droite et sera indisponible demain pour le quart de finale contre les Pays-Bas. La blessure a été provoquée le 20 juin (victoire brésilienne 3-1) par un tacle de l'Ivoirien Tioté.
« Je n'ai pas eu l'opportunité de parler avec l'arbitre, mais il n'a même pas sifflé faute, s'étonne-t-il. Il y a eu ensuite une faute sur Robinho qui aurait aussi mérité un carton rouge. »
Le n° 7 auriverde, auteur de deux buts en deux matches, était sorti sur une civière. Et, sur le coup, l'arbitre français Stéphane Lannoy avait sifflé une balle à terre.
« On a des caractéristiques variées dans notre groupe, mais aucun parmi nous n'entre en jeu avec l'objectif de blesser un adversaire, poursuit Elano. Le préjudice, c'est moi qui le subis, parce que je ne peux pas être disponible pour mon équipe. Je trouve que ces fautes doivent être sanctionnées. »
Une manière d'en appeler aux hautes instances disciplinaires pour sanctionner après coup.

« L'idée de blesser »
Le sélectionneur du Brésil lui-même, Dunga, s'élève souvent contre le « jeu dur » de l'équipe adverse. Lundi soir encore, après le succès contre le Chili en 8e de finale (3-0), il avait lâché, au détour d'une question sur le nouveau carton jaune adressé à Kaka : « Les joueurs techniques sont punis et ceux qui commettent des fautes non. C'est lamentable. »
Mais Kaka, justement, a été « puni » pour un geste très dur : un tacle en retard sur un Chilien. Et question jeu dur, le Brésil n'est pas non plus démuni : Felipe Melo par exemple, qui avait pris soin de rendre son coup au Portugais Pepe avant d'être remplacé, est un joueur qui collectionne les cartons dans le championnat d'Italie.
La charnière Lucio-Juan sait elle-même se montrer rugueuse, même si elle commet très peu de fautes aux abords de la surface. Et le milieu Gilberto Silva passe souvent entre les mailles du filet arbitral.
Ce sont surtout deux des matches de la phase de groupes qui ont laissé des traces, contre la Côte d'Ivoire, donc, puis face au Portugal.
Felipe Melo et Julio Baptista ont dû sortir en cours de jeu, respectivement victimes d'entorses à la cheville gauche et au genou gauche.
Le défenseur central Juan accuse : « Je regrette profondément qu'un joueur professionnel entre sur le terrain avec l'idée de blesser un adversaire, comme cela a été le cas sur Elano. »
Juan a son idée sur l'origine de ces fautes : « Je pense qu'on joue plus dur contre le Brésil parce qu'on sait que le Brésil sait jouer au foot.
Et quand nous, nous jouons un tout petit peu plus dur, nous prenons un carton. »
Le Brésil a souffert dans ce Mondial, dans son jeu mais aussi dans sa chair, avec les blessures de trois joueurs dont deux titulaires (Elano et Felipe Melo) : la Seleçao en appelle aux arbitres sur le thème « arrêtez le massacre ».Hier, la nouvelle est tombée : Elano souffre d'un œdème à un os de la cheville droite et sera indisponible demain pour le quart de finale contre les Pays-Bas. La blessure a été provoquée le 20 juin (victoire brésilienne 3-1) par un tacle de l'Ivoirien Tioté.« Je n'ai pas eu l'opportunité de parler avec l'arbitre, mais il n'a même pas sifflé faute, s'étonne-t-il. Il y a eu ensuite une faute sur Robinho qui aurait aussi mérité un carton...
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