Des personnes venues de tout le pays soutiennent les parents du soldat Shalit. Jack Guez/AFP
Devant les caméras, le père du soldat ferme la porte de sa maison à clé. Accompagné de son épouse Aviva et de leur fils Yoël, il s'avance vers une petite estrade dressée devant la mairie. « On parle beaucoup de la rançon à verser pour en échange de Gilad, mais depuis quatre ans, c'est lui qui paie le prix car il n'a pas vu la lumière du jour », dit-il. « Chacun doit penser que Gilad pourrait être son fils », déclare Ahmad Taoun, 48 ans, un druze du village voisin de Kfar Yassif, qui a pris une journée de congé pour exprimer sa solidarité. « Participer à cette marche, c'est le geste minimum que tout le monde peut faire », ajoute-t-il.
Des dizaines de policiers encadrent la marche, qui doit se prolonger pendant 12 jours, avec des étapes marquées par des cérémonies. À l'issue de la marche, la famille Shalit entend s'installer dans une tente près de la résidence officielle du Premier ministre à Jérusalem jusqu'à la libération du soldat. « Le gouvernement poursuit ses efforts permanents pour amener à la libération de Gilad Shalit », a déclaré hier M. Netanyahu, avant d'appeler la communauté internationale à le soutenir. Le Premier ministre s'est par ailleurs engagé à recevoir la famille Shalit dans sa résidence dès leur arrivée à Jérusalem, le 8 juillet.
Dans la journée, des médias israéliens ont laissé entendre qu'Israël serait prêt à relâcher plus d'une centaine de prisonniers auteurs de meurtres d'Israéliens, à condition qu'ils se rendent dans la bande de Gaza ou à l'étranger et non en Cisjordanie.

