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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Assad entame sa première tournée en Amérique latine

En quête de reconnaissance internationale, le président syrien visitera le Venezuela, Cuba, le Brésil et l'Argentine.
Dans sa quête de reconnaissance internationale, le président syrien Bachar el-Assad effectue à partir de ce week-end sa première tournée en Amérique latine où il doit également resserrer les liens économiques.
M. Assad, qui sera accompagné de son épouse Asma, entame au Venezuela, où il devait arriver hier soir, sa tournée qui le conduira également à Cuba, au Brésil et en Argentine.
« Les relations bilatérales et les développements au Proche-Orient et en Amérique latine » domineront les discussions, a indiqué l'agence officielle SANA qui n'a pas fourni les dates exactes des déplacements. Ce voyage est destiné à « renforcer les liens économiques » avec les pays de l'Amérique latine, « en particulier avec les immigrés d'origine syrienne », a indiqué un diplomate occidental en poste à Damas sous couvert d'anonymat.
Longtemps boycottée par les États-Unis et les pays occidentaux pour son soutien au « terrorisme », la Syrie est redevenue depuis peu un interlocuteur à ne pas négliger pour les efforts de paix au Proche-Orient.
Les millions d'immigrés d'origine syrienne au Brésil, en Argentine et au Venezuela, pour la plupart des commerçants, ingénieurs, médecins, ou entrepreneurs, ont donné des ministres, des maires et même un président (l'Argentin Carlos Menem) à leurs pays adoptifs.
Dans le cadre de ce premier voyage dans des pays hostiles aux États-Unis comme Cuba et son allié vénézuélien, ou marqués à gauche comme le Brésil et l'Argentine, seront signés une série d'accords visant à « resserrer les liens économiques », selon les médias syriens officiels.
À Caracas, Bachar el-Assad sera reçu aujourd'hui au palais de Miraflores par son homologue Hugo Chavez qu'il connaît bien, ce dernier s'étant rendu en Syrie en 2006 et 2009. Les deux dirigeants doivent signer plusieurs accords.
Sur le plan économique, le Venezuela, grand pays pétrolier qui abrite quelque 700 000 immigrés d'origine syrienne, et la Syrie sont liés depuis 2009 par plusieurs accords de coopération, dont un protocole de construction d'une raffinerie commune dans la région de Homs en Syrie, d'une capacité de 140 000 barils par jour.
Le président Assad doit aussi être reçu demain pour la première fois par son homologue cubain Raul Castro, dont le pays est un allié traditionnel des pays arabes. L'ancien président cubain Fidel Castro avait effectué une visite en Syrie en mai 2001, peu après que Bachar el-Assad eut pris la succession de son père Hafez, mort en juin 2000. Cuba et la Syrie figurent, avec l'Iran et le Soudan, sur une « liste noire » de pays « soutenant le terrorisme », selon le département d'État américain. Ce que les pays visés contestent.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui s'était rendu en Syrie en 2003, accueillera le 30 juin M. Assad au ministère des Affaires étrangères. Ils traiteront « des sujets d'importance régionale » comme le Moyen-Orient, selon le ministère. L'autre grand sujet au menu devrait être la question nucléaire iranienne sur laquelle les deux dirigeants partagent des vues proches. La communauté syrienne forte d'environ 4 millions de personnes a contribué au développement de ce pays.
M. Assad terminera sa tournée en Argentine les 2 et 3 juillet, où il rencontrera la présidente Cristina Kirchner et visitera le Parlement. « Une visite historique », a-t-on estimé à l'ambassade d'Argentine à Damas. Les relations Syrie-Argentine « traditionnellement bonnes » seront « consolidées » par la signature d'accords dans les domaines du transport, du tourisme et de la culture. En Argentine, 10 % des habitants sont d'origine arabe, dont 2,5 millions d'origine syrienne, a indiqué l'ambassade.

Dans sa quête de reconnaissance internationale, le président syrien Bachar el-Assad effectue à partir de ce week-end sa première tournée en Amérique latine où il doit également resserrer les liens économiques.M. Assad, qui sera accompagné de son épouse Asma, entame au Venezuela, où il devait arriver hier soir, sa tournée qui le conduira également à Cuba, au Brésil et en Argentine.« Les relations bilatérales et les développements au Proche-Orient et en Amérique latine » domineront les discussions, a indiqué l'agence officielle SANA qui n'a pas fourni les dates exactes des déplacements. Ce voyage est destiné à « renforcer les liens...
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