Rechercher
Rechercher

Liban - Éclairage

Paralysie gouvernementale et dépendance à l’égard de l’extérieur

Le problème de la paralysie du gouvernement d'union nationale est plus que jamais d'actualité. Pour un membre du cabinet, la raison en est bien simple : elle réside dans le maintien de la dépendance de la scène intérieure libanaise à l'égard des développements régionaux.
Ainsi donc, toutes les tentatives menées depuis 2005 pour couper le cordon ombilical entre la politique libanaise et les crises de la région ont échoué, de sorte que le Liban continue d'être aujourd'hui le seul État arabe en charge de la confrontation avec Israël.
Sur le plan intérieur, l'incapacité du gouvernement à faire avancer les choses dans divers dossiers est la traduction de cet état de fait. Même la gestion des affaires quotidiennes se heurte à des obstacles. La cause en est dans la nature même du gouvernement, qui regroupe les principales forces politiques présentes sur la scène et dans le fait que la politique de certaines de ces forces est directement liée au contexte extérieur.
Un homme politique du 14 Mars estime qu'à l'heure actuelle, l'alliance organique entre la Syrie et le Hezbollah est plus que jamais de mise, dans la mesure où Damas utilise la carte de la Résistance comme moyen de pression et d'intimidation dans ses contacts avec ses interlocuteurs régionaux et internationaux.
Et c'est dans cette optique que la Syrie a décidé de tergiverser au sujet du chantier de délimitation de sa frontière avec le Liban, en dépit des demandes répétées de ce dernier en ce sens ainsi que des appels européens, américains et onusiens. Car on sait bien évidemment que le tracé de la frontière est le premier pas vers la suppression de la carte de la Résistance et des armes du Hezbollah.
Lors de leur récent sommet à Damas, le président syrien Bachar el-Assad a ainsi fait savoir à son homologue libanais Michel Sleiman qu'il était disposé (en théorie) à entamer le chantier de la délimitation, mais qu'il préférait pour le moment s'abstenir de s'y lancer, de crainte de paraître céder aux pressions américaines et internationales et aux vœux de certaines parties libanaises et régionales désireuses d'affaiblir la position syrienne.
Le message syrien est donc que le principe de la délimitation est acquis, mais que le timing du début du chantier devrait attendre le moment opportun.
Le problème de la paralysie du gouvernement d'union nationale est plus que jamais d'actualité. Pour un membre du cabinet, la raison en est bien simple : elle réside dans le maintien de la dépendance de la scène intérieure libanaise à l'égard des développements régionaux.Ainsi donc, toutes les tentatives menées depuis 2005 pour couper le cordon ombilical entre la politique libanaise et les crises de la région ont échoué, de sorte que le Liban continue d'être aujourd'hui le seul État arabe en charge de la confrontation avec Israël.Sur le plan intérieur, l'incapacité du gouvernement à faire avancer les choses dans divers dossiers est la traduction de cet état de fait. Même la gestion des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut