Le Slovaque Erich Jendrisek mis à mal par le stoppeur Chiellini. Mais c’est l’Italie qui sortira finalement tête basse de ce Mondial, avec deux nuls et une défaite au compteur face à des adversaires pourtant largement à sa portée. Du moins sur le papier. Valery Hache/AFP
Un doublé de Robert Vittek (25, 73) et un but de Kamil Kopunek (89) ont renvoyé l'Italie à la maison. Revenue à 2-1 (Antonio Di Natale, 81) puis à 3-2 (Fabio Quagliarella, 90+2) dans une fin de match folle, l'Italie a poussé pour obtenir l'égalisation qui l'aurait qualifiée, mais sans réussite.
Si la jeune Slovaquie, redevenue indépendante le 1er janvier 1993 après la partition de la Tchécoslovaquie, exulte, plus dure est la chute pour l'Italie, qui a trop fait confiance aux héros de 2006. Dépassés, à l'image de Fabio Cannavaro ou Gennaro Gattuso, ils n'ont jamais, au long de ce tournoi, justifié la confiance de Marcello Lippi, le sélectionneur champion du monde revenu aux affaires en 2008 pour tenter le doublé.
La défense, surnommée le « mur de Berlin » en 2006, n'a pas su contenir le duo offensif slovaque, Marek Hamsik-Robert Vittek (le passeur et le bulldozer), ni l'excellent Juraj Kucka, passeur décisif pour le premier but de Vittek (25) après avoir intercepté une mauvaise relance de Daniele De Rossi.
Le milieu de l'AS Rome était déjà coupable sur le but du Paraguay, où il avait oublié le buteur au marquage lors du premier match (1-1).
Fin de match folle
Même le capitaine Cannavaro, averti pour une grossière obstruction sur Kucka qui partait en contre-attaque (31), semblait dépassé, comme lors des deux premiers matches.
Lippi a pourtant fait appel à son dernier grognard, Andrea Pirlo, qui se remet d'une blessure à un mollet, pour tenter de sauver la patrie. Entré vers l'heure de jeu (56) pour ses premiers pas dans ce Mondial, le suave meneur des champions du monde n'a pas inversé la tendance.
L'Italie a tout de même dominé la seconde période, mais le résultat est mérité pour la Slovaquie, même si la fin de match, totalement folle, a éprouvé les nerfs de ses supporteurs. Les Slovaques croyaient être tranquilles quand Vittek doubla la mise, servi par Hamsik (73). Mais l'Italie est revenue une première fois sur ses talons par Di Natale (2-1, 81). Un but suivi d'une échauffourée dans les filets slovaques. Puis Kopunek a cru libérer les siens (89), mais un but de Quagliarella (90+2) lui a encore donné des sueurs froides! Toutefois, les Italiens étaient partis de trop loin. Et la Nazionale, accrochée par le Paraguay et la Nouvelle-Zélande lors des deux premiers matches, quitte le Mondial sans gloire.



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