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Moyen Orient et Monde - Conflit

Erdogan promet de « noyer » le PKK dans son propre sang

La Turquie pleure ses soldats tués par les rebelles kurdes au cours du week-end.

Les soldats tués par les rebelles du PKK ont eu droit à des obsèques nationales à Van, dans l’est de la Turquie. Adem Altan/AFP

La Turquie a rendu un dernier hommage hier aux 11 soldats tués la veille par des rebelles kurdes. Pour sa part, le chef de l'État, Abdullah Gül, a convoqué pour ce matin une réunion des dirigeants civils et militaires pour discuter de l'escalade des attaques du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a rapporté l'agence Anatolie.
Des rebelles ont attaqué un avant-poste militaire samedi près de la frontière irakienne, déclenchant des affrontements qui ont coûté la vie à au moins neuf soldats et 12 rebelles, selon l'armée. Treize autres soldats ont été blessés. Par ailleurs, deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une mine alors qu'ils étaient à la poursuite des rebelles. L'aviation turque a riposté en pilonnant des positions rebelles dans le nord de l'Irak, selon l'armée. Dans la nuit, les rebelles ont tué un soldat dans l'est, ce qui porte à 12 le bilan des soldats tués en deux jours, le plus lourd tribu payé par l'armée turque depuis deux ans. Selon un responsable irakien des services de sécurité, l'armée turque a aussi pénétré de 10 km en territoire irakien dans la nuit de samedi à dimanche. Quatre personnes ont été tuées lors de cette incursion, a-t-il indiqué. C'est la seconde fois en cinq jours que des soldats turcs franchissent la frontière avec l'Irak. Mercredi, l'armée turque était entrée en Irak pour sa première opération terrestre en deux ans. Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, a critiqué hier les attaques « unilatérales » de l'armée turque en Irak. Le PKK a pour sa part menacé samedi de lancer des attaques dans « toutes les villes de Turquie ».
Hier, une cérémonie a été organisée à Van (est de la Turquie) d'où sont partis les militaires tués dans l'attaque contre leur poste. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, des ministres et des responsables militaires ont assisté à l'hommage aux soldats. Leurs cercueils étaient placés sur le tarmac de l'aéroport et recouverts du drapeau turc, selon des images de la télévision. « Nous ne sombrerons pas dans une spirale de violence », a déclaré M. Erdogan. « Nous ne tomberons pas dans le défaitisme. (...) Nous lutterons jusqu'au bout » contre le PKK, a-t-il prévenu. « Je le dis ici d'une manière très claire. Ils ne gagneront rien. Ils vont être engloutis par leurs propres ténèbres... Ils vont se noyer dans leur propre sang », a-t-il ajouté. Dans une allusion à un projet gouvernemental visant à octroyer plus de droits à la minorité kurde, il a promis de « consolider la fraternité et l'unité » nationale.
Hier également, un millier de personnes environ se sont rassemblées sur une place du centre d'Istanbul, scandant « vengeance » et réclamant que le chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui purge une peine à vie depuis 1999, soit pendu. « Œil pour œil, dent pour dent », ont aussi crié les manifestants.

La Turquie a rendu un dernier hommage hier aux 11 soldats tués la veille par des rebelles kurdes. Pour sa part, le chef de l'État, Abdullah Gül, a convoqué pour ce matin une réunion des dirigeants civils et militaires pour discuter de l'escalade des attaques du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a rapporté l'agence Anatolie.Des rebelles ont attaqué un avant-poste militaire samedi près de la frontière irakienne, déclenchant des affrontements qui ont coûté la vie à au moins neuf soldats et 12 rebelles, selon l'armée. Treize autres soldats ont été blessés. Par ailleurs, deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une mine alors qu'ils étaient à la poursuite des rebelles. L'aviation...
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