Installation de Kelly, un des peintres abstraits "les plus importants au monde depuis la fin des années 40", selon ses promoteurs.
Seule la première salle de l'exposition met en regard les oeuvres des deux artistes que rien ne semble lier. A gauche, trois portraits d'Ingres, dont "Le portrait de Desdéban" (1810), à droite "Blue curves" ("Courbes bleues"), une oeuvre toute récente (2009) de l'un des peintres abstraits "les plus importants au monde depuis la fin des années 40", selon ses promoteurs.
"Il ne s'agit pas d'une confrontation intellectuelle, mais d'une confrontation plus mentale qui utilise la mémoire des yeux: le souvenir d'une oeuvre habite le regard porté sur l'autre", explique Éric de Chassey, directeur de l'Académie de France (Villa Médicis) et commissaire de l'exposition.
La série des courbes de Kelly, exposée pour la première fois, présente six oeuvres en relief à la composition quasi-identique: deux tableaux, l'un blanc auquel se superpose l'autre, monochrome et à la courbe à peine perceptible, "comme s'il faisait partie d'un cercle monumental", commente de Chassey.
C'est Ellsworth Kelly, aujourd'hui âgé de 87 ans, qui a choisi Ingres, ancien pensionnaire puis directeur de la Villa Medicis, et sélectionné ses oeuvres provenant de plusieurs musées français, dont le Louvre ou le Musée Ingres de Montauban.
Après la suite de courbes d'une couleur à chaque fois différente, mises en valeur sous la haute voûte en pente de la Villa, les visiteurs découvrent, dans des salles séparées, des dessins d'Ingres et Kelly. Ce dernier y dévoile pour la première fois ses dessins "privés", dont celui du visage de son père sur son lit de mort.
Les traits communs aux deux artistes y apparaissent plus clairement, en particulier "le rapport aux contours et à la forme". "Une chose bien dessinée est toujours assez bien peinte", aurait déclaré Ingres.
Éric de Chassey, qui a succédé en septembre dernier à Frédéric Mitterrand, nommé ministre de la Culture, entend reprendre chaque été le principe de cette programmation confrontant un artiste contemporain à un artiste du passé de son choix.
Du 20 juin au 26 septembre
"Il ne s'agit pas d'une confrontation intellectuelle, mais d'une confrontation plus mentale qui utilise la mémoire des yeux: le souvenir d'une oeuvre habite le regard porté sur l'autre", explique Éric de Chassey, directeur de l'Académie de France (Villa Médicis) et commissaire de l'exposition.
La série des courbes de Kelly, exposée pour la première fois, présente six oeuvres...

