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Culture - Chorégraphie

Ouverture magistrale de la 30e édition du festival de danse de Montpellier

La Merce Cunningham Dance Company a ouvert de façon magistrale vendredi soir le festival de danse de Montpellier, qui fête cette année sa trentième édition et a invité à cette occasion les plus grands noms de la danse internationale.

Les plus talentueux chorégraphes du moment se succèderont pour cette 30e édition du festival.

La compagnie a présenté une pièce du chorégraphe disparu l'été dernier, "Roaratorio", datant de 1983 et très peu représentée mais qui a, une nouvelle fois, révélé son caractère fascinant.

Fascinant par le paysage sonore de John Cage créé à partir du texte de l'écrivain irlandais James Joyce, Finnegans Wake. Dans l'écrin minéral du tout nouveau théâtre de l'Agora Cité internationale de la danse de Montpellier, créé dans la rotonde de l'ancienne prison, ce patchwork de musiques, de sons et de paroles prend un relief tout particulier.

Roaratorio est aussi captivant pour cette chorégraphie qui mêle mouvements classiques et pas inspirés de danses traditionnelles, exécutée au millimètre par la compagnie.

"Cunningham, c'est le maître absolu", déclarait il y a quelques mois le directeur de Montpellier Danse, Jean-Paul Montanari, qui a concocté pour la 30e édition du festival un programme où les plus talentueux chorégraphes du moment se succèderont.

Beaucoup sont déjà venus à Montpellier et ont marqué de leur empreinte ce festival créé par Dominique Bagouet.

C'est le cas de l'Américain Alonzo King, de Jiri Kylian, qui vient avec le Nederlands Dans Theater dont il fut le directeur artistique, et de l'Anglo-Bengali Akram Kahn qui se plongera dans le kathak, une danse classique du nord de l'Inde.

La Belge Anne Teresa De Keermaeker, l'Allemand Raimund Hoghe, le chorégraphe israélien Ohad Naharin, les Français Kader Attou, Boris Charmatz et Mathilde Monnier, marqueront aussi cette édition, qui se clôturera avec la compagnie Maurice Béjart.

"Je n'ai fait qu'inviter des gens qui ont été essentiels", avait commenté Jean-Paul Montanari, lors de la présentation du programme, en février.

Dans le très beau livre "Montpellier Danse(s), 30 ans de création" (édition actes Sud) qui sort à l'occasion de cet anniversaire, l'emblématique directeur du festival, grâce auquel celui-ci rayonne internationalement, précise sa pensée.

"Diriger un festival de danse, c'est choisir. Choisir avec discernement les artistes, non pas ceux qui vous plaisent nécessairement, mais ceux qui paraissent essentiels dans l'histoire de l'art en train de s'écrire sous vos yeux".


La compagnie a présenté une pièce du chorégraphe disparu l'été dernier, "Roaratorio", datant de 1983 et très peu représentée mais qui a, une nouvelle fois, révélé son caractère fascinant.
Fascinant par le paysage sonore de John Cage créé à partir du texte de l'écrivain irlandais James Joyce, Finnegans Wake. Dans l'écrin minéral du tout nouveau théâtre de l'Agora Cité internationale de la danse de Montpellier, créé dans la rotonde de l'ancienne prison, ce patchwork de musiques, de sons et de paroles prend un relief tout particulier.
Roaratorio est aussi captivant pour cette chorégraphie qui mêle mouvements classiques et pas inspirés de danses...
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