Le risque est grand que les violences interethniques au Kirghizstan s'étendent à d'autres pays de la région, ont mis en garde vendredi deux ONG dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l'ONU, en parlant d'une "menace" pour la paix internationale.
"Nous exhortons le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures immédiates pour régler la crise en cours au Kirghizstan", écrivent l'institut d'analyse des conflits International Crisis Group (ICG) et l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).
"La situation représente une menace importante à la paix et la sécurité internationales", ont mis en garde les deux organisations.
Les autorités kirghizes ne peuvent pas faire face seules à la crise ont estimé l'ICG et le HRW qui souhaitent le déploiement "urgent" d'une mission internationale.
"Une mission internationale de stabilisation, de taille limitée, peut faire une différence significative en sécurisant une zone pour l'aide humanitaire, en assurant la sécurité de certaines personnes déplacées afin qu'elles rentrent chez elles", affirment les associations.
"Cette mission aurait un mandat de police et pourrait être étayée le cas échéant par des forces militaires ou des forces de gendarmerie", ont-elles précisé.
L'ICG et le HRW demandent au Conseil de sécurité de "travailler sans délai avec les organisations régionales pour assurer une telle mission" qui devrait avoir des "règles d'engagement claires et une durée limitée".
"Les pays ayant la capacité de s'engager rapidement, en particulier la Russie, devraient être encouragés à contribuer au déploiement rapide d'une telle mission", soulignent également les auteurs de la lettre.
Les violences entre Kirghiz et la minorité ouzbèke ont fait au moins 192 morts et plus de 2.000 blessés, selon le bilan officiel, et plus de 400.000 réfugiés et déplacés, d'après les estimations de l'ONU.
"Nous exhortons le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures immédiates pour régler la crise en cours au Kirghizstan", écrivent l'institut d'analyse des conflits International Crisis Group (ICG) et l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).
"La situation représente une menace importante à la paix et la sécurité internationales", ont mis en garde les deux organisations.
Les autorités kirghizes ne peuvent pas faire...

