Les Algériens, frustrés après être passés à côté de leur match contre la Slovénie, rêvent de créer la sensation face à une équipe anglaise qui baigne dans le doute depuis son match nul face aux USA.Getty images/AFP
Ces propos n'ont pas échappé à l'arrière central Madjid Bougherra, dont l'équipe, déjà battue par la Slovénie (0-1), sera éliminée en cas de nouvelle défaite : « Il dit ce qu'il veut. Cela le concerne. On va jouer pour gagner, nous aussi on veut se qualifier. »
« On n'a rien à perdre. C'est l'Angleterre qui est sous pression. C'est elle qui est venue avec l'intention de gagner la Coupe du monde », a renchéri Ryad Boudebouz, qui pourrait être titularisé en attaque et dont la vivacité pourrait gêner une charnière anglaise qui semble lente.
Les Algériens devront toutefois montrer plus de qualités offensives que contre les Slovènes. Pour leur retour dans le Mondial après 24 ans d'absence, les Fennecs ont déçu, enfermés dans le carcan défensif imposé par le sélectionneur Rabah Saâdane.
Angleterre en péril
« On était isolé en attaque. On ne peut pas jouer comme ça contre l'Angleterre », a prévenu l'attaquant Karim Matmour. Selon l'entourage de la sélection, les joueurs se seraient émus du conservatisme de Saâdane et les Fennecs devraient se montrer plus entreprenants. Le sélectionneur a promis « plus de percussion ».
Pour le latéral Nadir Belhadj, l'Angleterre est vulnérable. « L'un des points faibles de cette sélection réside au niveau de la défense. Elle est facile à pénétrer », a-t-il expliqué au journal algérien Le Buteur.
Et l'erreur monumentale du gardien anglais Robert Green contre les États-Unis (1-1) a montré que Faouzi Chaouchi (incertain) n'était pas le seul gardien fébrile de cette compétition.
Rappelant le barrage remporté contre l'Égypte dans des conditions extrêmement tendues en novembre, Bougherra assure que les débuts médiocres des Algériens dans le Mondial ne les condamnent pas : « L'Algérie réagit toujours quand elle est sous pression. »
Et l'Angleterre est « aussi le dos au mur », selon Saâdane. Après le nul contre les États-Unis, tout autre résultat qu'une victoire placerait la sélection de Fabio Capello en danger d'élimination pour les 8es de finale. Et la laisserait démunie face au feu nourri de sa presse et de ses supporteurs qui n'attendent rien moins qu'un sacre.

