La dernière fois que pareille mésaventure était arrivée à la « Roja », il y a un an, l'Espagne avait été battue par les États-Unis (0-2) à la surprise générale, lors de la Coupe des confédérations.
Depuis cette désillusion, les joueurs espagnols restaient sur 12 victoires, dont certaines de prestige contre l'Argentine (2-1) et en France (2-0). Au passage, l'attaque de feu avait inscrit 40 buts, dont 6 face à la Pologne (6-0) le 8 juin à Murcie lors du dernier match de préparation.
Hier, à Durban, les deux gâchettes Torres, entré en jeu à la 61e minute, et Villa sont pourtant restées muettes. Le buteur de Liverpool et celui qui vient de signer au FC Barcelone se sont fait piéger par une défense suisse de haut niveau qui a pourtant perdu en cours de route Senderos, sorti avec une entorse à une cheville (36), sans que cela nuise à son rendement !
Seul titulaire en pointe, Villa, 2e meilleur buteur de l'histoire en sélection espagnole avec 38 buts, n'a jamais pu se mettre réellement dans le sens du but.
Et quand il y est parvenu, il a tiré à côté alors que le but était vide (45) ou que le gardien suisse Benaglio s'est interposé (60). Esseulé, il a cependant trop systématiquement cherché le dribble gagnant, perdant toute sa spontanéité.
Le sélectionneur Vicente Del Bosque a alors choisi de lui adjoindre Torres, buteur lors de la finale remportée face à l'Allemagne à l'Euro 2008 (1-0). Sans résultat. L'attaquant de Liverpool a commencé par un bon appel suivi d'un tir au-dessus (68), avant de buter à son tour sur Benaglio (70) puis Grichting (70) et de manquer un contrôle facile (88) ; un raté symbolique de la panne espagnole en attaque.

