Auparavant, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait tenu à souligner que le blocus maritime resterait en vigueur. Selon lui, cette mesure est indispensable pour empêcher Gaza de « devenir un port iranien » par lequel transiteraient des armes acheminées par bateau, dont des roquettes et missiles capables de menacer la région de Tel-Aviv.
Les nouvelles règles du blocus devraient prévoir l'établissement d'une « liste noire » de quelque 120 produits ou matériaux interdits, parce que pouvant être exploités à des « fins militaires », tandis que le reste serait libre d'entrée à Gaza. Les matériaux de construction, comme les tuyaux pouvant servir à la fabrication de roquettes artisanales, ainsi que le ciment et le gravier, susceptibles d'être utilisés par les groupes armés palestiniens pour bâtir des « bunkers », resteront interdits, selon le vœu des dirigeants israéliens.
Israël a autorisé hier l'entrée de huit camions de couverts et autres ustensiles de cuisine, pour la première fois depuis 2006, a affirmé Raëd Fattouh, un responsable des frontières de l'Autorité palestinienne. M. Fattouh a ajouté que le nombre de produits autorisés par Israël était désormais de 140. Selon l'organisation israélienne des droits de l'homme Gisha, ce nombre dépassait 4 000 avant 2007. Lundi, l'Union européenne a dit avoir reçu des indications de la part d'Israël sur un assouplissement rapide du blocus « inacceptable » de Gaza. L'UE est disposée à jouer un rôle dans le contrôle des marchandises en transit vers Gaza par mer et terre, selon des modalités redéfinies.
Enfin, un collectif d'organisations propalestiniennes veut organiser « dans la seconde quinzaine de juillet » une seconde « flottille pour Gaza », a annoncé hier l'un de ses responsables à Strasbourg. « Nous pensons que cette seconde flottille sera plus importante que la précédente », a-t-il ajouté.


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