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Moyen Orient et Monde - Polémique

Ankara accuse Washington de pratiquer un double langage

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé hier les États-Unis de pratiquer un double langage au Proche-Orient. « Vous parlez de démocratie, mais ensuite vous faites tout le contraire de la démocratie... Quand cela vous arrange, vous vous mettez du côté des régimes totalitaires, et quand cela vous arrange, vous parlez de démocratie », a-t-il déclaré devant les députés de son parti, sans citer explicitement les États-Unis dans ce passage du discours. « Le pays qui peut le mieux comprendre la mission et l'importance de la Turquie est notre ami de longue date, les États-Unis », a-t-il ajouté, précisant que « dans de nombreuses régions, la Turquie et les États-Unis ont des objectifs communs ».
Les deux pays ont des divergences « occasionnelles », car ils « utilisent des méthodes différentes et ont des ordres de priorité différents » dans les affaires de la région, a-t-il ajouté. M. Erdogan a défendu le refus de son pays la semaine dernière de voter de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire, au Conseil de sécurité des Nations unies. Il a vanté à nouveau l'accord signé à la mi-mai par l'Iran, la Turquie et le Brésil, pour un échange d'uranium iranien, accord rejeté par les États-Unis. « Notre région est fatiguée des guerres. Vous voyez ce qui se passe en Irak... Des centaines de milliers de personnes ont été tuées... Quel était l'avantage de renverser Saddam Hussein ? Malheureusement, suivant cette façon de penser, il y en avait un », a-t-il dit à l'adresse de Washington.
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates s'est déclaré « déçu » après le vote négatif d'Ankara sur les sanctions contre l'Iran, que les Occidentaux soupçonnent de vouloir se doter de l'arme nucléaire. « Se couper de l'Ouest ou de l'Est ne serait ni possible ni juste pour la Turquie. C'est un fait indéniable que l'histoire a montré », a-t-il ajouté, alors que plusieurs pays occidentaux, dont les États-Unis, redoutent que la Turquie, pays membre de l'OTAN, ne se tourne vers l'Est et les pays arabes.
« La Turquie ne change pas d'orientation, elle se développe... Elle agit selon ses intérêts et non les intérêts des autres », a déclaré M. Erdogan. Il a également dénoncé la « propagande obscure des médias internationaux soutenus par Israël » qui propagent l'idée que la Turquie se détourne des pays occidentaux.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé hier les États-Unis de pratiquer un double langage au Proche-Orient. « Vous parlez de démocratie, mais ensuite vous faites tout le contraire de la démocratie... Quand cela vous arrange, vous vous mettez du côté des régimes totalitaires, et quand cela vous arrange, vous parlez de démocratie », a-t-il déclaré devant les députés de son parti, sans citer explicitement les États-Unis dans ce passage du discours. « Le pays qui peut le mieux comprendre la mission et l'importance de la Turquie est notre ami de longue date, les États-Unis », a-t-il ajouté, précisant que « dans de nombreuses régions, la Turquie et les...
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