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Culture - Exposition

La spatialité libérée de Thaier Helal

Ses toiles en technique mixte sont exposées à la galerie Ayyam jusqu'au 5 août. Thaier Helal porte bien son nom. Son travail, intemporel comme la lune avec cette pointe de rébellion contre « l'establishment » des idées, en témoigne.

Un travail mystique et réaliste sur la spatialité. (Michel Sayegh)

Ce jeune artiste né dans un village du nord de la Syrie ne prend pourtant pas son œuvre comme plate-forme pour revendiquer ou admonester. «Je suis un spectateur», dit-il. Et d'ajouter: «Le dessinateur et le peintre sont, selon la compréhension soufie, semblables à l'œil de Dieu.» Un regard qu'il affûte pour observer le monde et l'illustrer à sa manière.
Sa manière? Une exploration exigeante, voire intransigeante de la surface picturale. Une quête incessante qui amène l'artiste à se révéler, à se dévoiler en techniques et en couleurs. Et surtout une recherche qui ne s'est pas faite du jour au lendemain, mais qui a nécessité des années de lecture, de questionnements. «L'artiste est celui qui nourrit son œil au quotidien, qui absorbe les différentes cultures, religions et concepts, et qui parvient à en être le catalyseur», souligne Thaier Helal.
Sur ces grands formats, diptyques ou triptyques surdimensionnés, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, en signes et symboles, comme des rythmes ou pulsations, les formes s'alignent, se recourbent, s'enchevêtrent ou se dispersent, créant un dialogue et des échos à l'infini entre les œuvres, mais aussi avec le regard des autres.
Au départ, l'abstraction totale laissait place au figuratif en filigrane. Ainsi on croirait voir, sous les coups de brosse dynamiques, des petites créatures humaines, animales ou végétales. Plus tard (car l'exposition englobe plusieurs années de travail, donc plusieurs strates de pensée), l'artiste se libérera complètement de ces configurations pour atteindre l'épurement dans la spatialité. L'art devient ludique, fou et revêt différentes textures et couleurs. À travers cette dichotomie entre noir et blanc à la fois abrupte et vive, et l'explosion de teintes comme une variation d'harmonies, l'artiste défait ses chaînes pour atteindre des dimensions ésotériques ou sacrées. Entre le profane et le divin, le sibyllin et l'éclairé, la pensée de Thaier Helal emprunte différentes voies, s'autorise toutes les tournures pour exprimer un cheminement libre et libéré.
Ce jeune artiste né dans un village du nord de la Syrie ne prend pourtant pas son œuvre comme plate-forme pour revendiquer ou admonester. «Je suis un spectateur», dit-il. Et d'ajouter: «Le dessinateur et le peintre sont, selon la compréhension soufie, semblables à l'œil de Dieu.» Un regard qu'il affûte pour observer le monde et l'illustrer à sa manière.Sa manière? Une exploration exigeante, voire intransigeante de la surface picturale. Une quête incessante qui amène l'artiste à se révéler, à se dévoiler en techniques et en couleurs. Et surtout une recherche qui ne s'est pas faite du jour au lendemain, mais qui a nécessité des années de lecture, de questionnements. «L'artiste est...
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