Commentant dans son éditorial hebdomadaire à la revue al-Anba', organe du PSP, les pourparlers en cours pour un amendement des accords libano-syriens, M. Joumblatt a mis l'accent sur la nécessité d'« œuvrer sur base des fondements de l'accord de Taëf, qui a confirmé la sécurité libano-syrienne commune, pour faire face aux développements régionaux qui s'accélèrent, consolider le front libano-syrien et prévenir toute éventuelle attaque israélienne contre le Liban ».
« Partant, a-t-il ajouté, étant donné les défis régionaux et les menaces israéliennes régulières, nous ne pensons pas qu'il est opportun à l'heure actuelle de réviser les accords libano-syriens ». « Au contraire, il est temps que chacun des deux pays assure les conditions et le climat politique adéquats en vue d'une application sérieuse de tous les accords conclus, notamment économiques, pour que les deux puissent s'assurer, sur base de l'expérience vécue, de leur impact positif », a poursuivi M. Joumblatt.
Le chef du PSP a par ailleurs donné raison à la doyenne des journalistes accrédités à la Maison-Blanche, Helen Thomas, qui avait estimé qu'un départ des Israéliens de Palestine représente la seule solution à la crise du Moyen-Orient. Il a relevé qu'elle a tenu ces propos sur base de sa longue expérience avec les administrations américaines successives. Se fondant aussi sur les propos de l'ancien ambassadeur américain en Irak, Ryan Crocker, qui avait appelé Washington à engager un dialogue direct avec le Hezbollah, à travers ses ministres et ses députés, pour mieux comprendre ce parti, M. Joumblatt a jugé que cette mesure, si elle se concrétise, « peut ouvrir la voie à des changements importants sur plusieurs plans ». « Il est temps de réaliser que les politiques d'isolement et de boycottage sont inutiles », a insisté le chef du PSP.
Au plan local, il s'est interrogé sur « le bien-fondé des informations faisant état d'abus commis par certains services de sécurité au Liban-Nord et de persécution à l'encontre des réfugiés palestiniens, notamment dans le camp de Nahr el-Bared », avant de se demander ce qui empêche l'octroi à ces derniers d'un minimum de droits civils.
M. Joumblatt s'est aussi arrêté sur la commémoration de l'assassinat de Tony Frangié, de son épouse et de sa famille. Il a exprimé sa solidarité avec le député Sleimane Frangié, avant de relever que « l'objectif du massacre était de corriger toute personnalité chrétienne ou courant politique chrétien qui rejettent le projet partitionniste israélien ».

