Lors d'une messe concélébrée place Saint-Pierre, avec 15 000 prêtres venus d'une centaine de pays, une première, le pape a aussi « promis » que l'Église allait « faire tout ce qui est possible » pour que les « abus » sexuels sur des mineurs par des religieux « ne puissent jamais plus survenir ».
Ces scandales entraînent « un devoir de purification », a-t-il affirmé.
Il a aussi souligné que, comme le berger qui doit protéger son troupeau, l'Église « doit utiliser le bâton du pasteur » pour « protéger la foi contre les falsificateurs, contre les orientations qui sont en réalité des désorientations ».
« Il ne s'agit pas d'amour quand on tolère des comportements indignes de la vie sacerdotale », a-t-il lancé alors que la hiérarchie catholique est accusée de ne pas avoir sanctionné les prêtres coupables.
Une association américaine de victimes s'est dit déçue de ces propos. « Il faut une politique mondiale de l'Église catholique contre les crimes de pédophilie par des prêtres et leur large occultation.
Et nous ne l'avons toujours pas », a déclaré, dans un communiqué, Barbara Blaine, présidente du Réseau des survivants abusés par des prêtres (SNAP).
Pour le vaticaniste Bruno Bartoloni, le pape « essaye de faire sortir un bien d'un mal ». Aux yeux de Benoît XVI, les scandales de pédophilie « sont un choc qui font comprendre que les comportements passés étaient condamnables et qu'il faut avoir à présent un langage de vérité », a dit M. Bartoloni à l'AFP.

