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Cameron va s'entretenir avec Obama après les critiques contre BP

Le premier ministre britannique David Cameron a annoncé jeudi qu'il discuterait ce week-end de la marée noire du Golfe du Mexique avec le président américain Barack Obama, dont les critiques à l'égard de BP commencent à susciter énervement et inquiétudes au Royaume-Uni.

"Je comprends la frustration du gouvernement américain, parce que c'est une catastrophe pour l'environnement. Évidemment, tout le monde veut que tout ce qui est possible soit fait (pour y remédier). Et bien sûr, j'en parlerai avec le président américain", a déclaré David Cameron au cours d'un déplacement en Afghanistan.

Downing Street a précisé que le premier ministre avait prévu de toutes façons de s'entretenir avec M. Obama au téléphone durant le week-end de différents sujets.

M. Cameron a fait cette annonce suite à des déclarations de plus en plus sévères de la Maison Blanche à l'égard du groupe pétrolier BP, qui ont contribué à la chute du cours de Bourse de ce dernier.

M. Obama a notamment affirmé ces derniers jours qu'il était déterminé à "botter les fesses" des responsables de la marée noire, après avoir promis le mois dernier de "maintenir sa botte" sur la gorge du groupe britannique.

Les investisseurs craignent désormais que BP ne soit contraint de suspendre le versement de dividendes à ses actionnaires, pour apaiser le gouvernement américain, au détriment de nombreux retraités et petits épargnants britanniques. Cette crainte a fait chuter de près de 16% le cours du groupe mercredi à Wall Street et ce jeudi matin à la Bourse de Londres.

La presse britannique s'est également émue que M. Obama utilise en public l'ancienne appellation de BP, "British Petroleum", une manière d'insister sur sa nationalité étrangère, alors que le groupe britannique avait pourtant abandonné ce nom à la fin des années 1990, suite au rachat du groupe américain Amoco, qui en a fait le principal producteur de pétrole du Golfe du Mexique.

Jeudi, le maire conservateur de Londres, Boris Johnson, s'est inquiété sur la chaîne publique Radio 4 de la montée d'une "rhétorique anti-britannique" aux États-Unis, affirmant que cela devenait un sujet de préoccupation nationale, vu l'importance des dividendes de BP pour les retraités britanniques, dont les revenus sont souvent tirés de placements boursiers.

Après cette intervention de Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a cherché à calmer le jeu, en disant n'avoir constaté "aucun indice" d'un sentiment anti-britannique aux États-Unis.

"Le Premier ministre sera bien sûr en mesure d'en parler avec le président Obama, mais ce qui compte, c'est de régler les problèmes créés par cette marée noire, et d'assurer que tout ce qui est possible est entrepris", a-t-il expliqué.

Le dossier BP constitue le premier grain de sable dans "la relation spéciale" américano-britannique célébrée avec emphase à Washington et Londres depuis l'avènement de David Cameron au pouvoir il y a un mois, à la tête d'un gouvernement de coalition conservateurs/libéraux-démocrates.

MM. Cameron et Obama se sont félicités de la qualité de leurs échanges initiaux au téléphone et le ministre des Affaires étrangères William Hague a réservé à Washington son premier déplacement à l'étranger, le 14 mai.

Le premier ministre britannique David Cameron a annoncé jeudi qu'il discuterait ce week-end de la marée noire du Golfe du Mexique avec le président américain Barack Obama, dont les critiques à l'égard de BP commencent à susciter énervement et inquiétudes au Royaume-Uni.
"Je comprends la frustration du gouvernement américain, parce que c'est une catastrophe pour l'environnement. Évidemment, tout le monde veut que tout ce qui est possible soit fait (pour y remédier). Et bien sûr, j'en parlerai avec le président américain", a déclaré David Cameron au cours d'un déplacement en Afghanistan.
Downing Street a précisé que le premier ministre avait prévu de toutes façons de s'entretenir avec M....