L'Autorité palestinienne a décidé de retarder les élections locales prévues le 17 juillet, le premier scrutin palestinien depuis 2006, a déclaré jeudi à l'AFP un haut responsable palestinien à Ramallah (Cisjordanie).
"Le cabinet a décidé de retarder les élections", a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat, sans préciser quand le scrutin aurait lieu.
L'Autorité palestinienne avait annoncé en février qu'elle comptait organiser des élections locales le 17 juillet dans les territoires palestiniens, mais le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, avait rejeté cette initiative qualifiée d'"illégale".
Le Hamas "ne participera pas à ces élections municipales parce qu'elles sont organisées par un gouvernement inconstitutionnel. Le résultat de ces municipales manquera de crédibilité et d'intégrité", a indiqué le mouvement dans un communiqué publié le 24 mai.
Réagissant au report annoncé jeudi, le porte-parole du Hamas Sami Abou Zouhri a estimé qu'il résultait de "conflits internes au sein du Fateh sur le scrutin et les listes de candidats".
Selon lui, "cela n'a rien à voir avec des considérations nationales, et de toutes façons, qu'elles aient lieu ou non, ces élections sont illégitimes".
Le Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP), une formation laïque, a de son côté estimé que le report de la consultation "nuit au processus démocratique et à l'intérêt national supérieur".
"Il n'y pas la moindre justification à ce report, et il est inacceptable qu'une force politique fasse prévaloir ses calculs sur l'intérêt national", a affirmé le vice-président du FPLP Abdelrahim Mallouh en allusion au Fateh.
De son côté, Bassam Salhi, chef du Parti du peuple palestinien (ex-communiste), a également condamné le report en le qualifiant d'"énorme erreur".
Le Hamas a remporté plusieurs grandes villes palestiniennes lors des dernières élections locales, qui se sont tenues par étapes entre 2004 et 2005.
Il était également sorti vainqueur des législatives de 2006, mais reste considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, l'Union européenne et Israël.
Le Hamas et les forces fidèles à l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas sont à couteaux tirés depuis l'éviction de ces dernières de l'enclave de Gaza par le mouvement islamiste, en juin 2007.
Le Hamas ne reconnaît plus l'autorité de M. Abbas depuis que son mandat présidentiel a expiré en janvier 2009.
Le mouvement radical Jihad islamique avait également annoncé son boycott du scrutin, précisant qu'il n'apporterait son soutien à aucune liste ou candidat.
L'Autorité palestinienne avait appelé à des élections générales pour le 24 janvier dernier, avant de repousser sine die ce scrutin face au refus du Hamas de les organiser dans la bande de Gaza.
"Le cabinet a décidé de retarder les élections", a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat, sans préciser quand le scrutin aurait lieu.
L'Autorité palestinienne avait annoncé en février qu'elle comptait organiser des élections locales le 17 juillet dans les territoires palestiniens, mais le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, avait rejeté cette initiative qualifiée d'"illégale".
Le Hamas "ne participera pas à ces élections...


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