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Ahmadinejad attendu en Chine après les sanctions de l'ONU

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad était attendu en Chine jeudi en fin de journée, au lendemain du vote à l'ONU d'un 4e train de sanctions contre son pays, auquel la Chine s'est finalement associée.

M. Ahmadinejad devait arriver à Shanghai (est) pour une visite coïncidant avec la "journée de l'Iran" à l'Exposition universelle et il n'était pas prévu qu'il séjourne à Pékin ni qu'il ait des entretiens de haut niveau avec les dirigeants du régime chinois, traditionnel allié de son pays.

Mais la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité avec droit de veto et objet d'intenses pressions occidentales depuis des mois, a voté mercredi les nouvelles sanctions militaires et financières contre l'Iran.

Ces sanctions ont été jugées "bonnes pour la poubelle" par M. Ahmadinejad, dont le pays est soupçonné de développer un programme nucléaire militaire.

L'Iran a très mal pris le soutien de Pékin, son principal partenaire économique et commercial, au vote de la résolution contre Téhéran. Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, a vivement critiqué la Chine, selon l'agence de presse Isna.

"Je suis surpris par la Chine qui (...) accepte la domination (des Etats-Unis, ndlr)", a déclaré M. Salehi, avertissant que cette "attitude aura certainement des conséquences dans le monde musulman".

La Chine va "progressivement perdre sa place dans le monde musulman et le jour où elle se réveillera, il sera trop tard", a-t-il insisté.

M. Salehi a également accusé la Chine de mener une politique de "deux poids, deux mesures", en soulignant que Pékin défend la Corée du Nord, alors que c'est un pays qui a quitté le Traité de non prolifération et rappelant que l'Iran est membre du TNP.

"Cette nouvelle résolution est destinée à ramener l'Iran à la table des négociations et à relancer (...) les efforts diplomatiques", a déclaré pour sa part Li Baodong, ambassadeur de Chine à l'ONU, cité par Chine Nouvelle.

A Pékin, dans un communiqué, Qin Gang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, évoquait de son côté la nécessité de la poursuite "du dialogue, des négociations et autres moyens diplomatiques pour trouver une solution susceptible de répondre aux préoccupations de toutes les parties".

Zhu Feng, spécialiste des relations internationales à l'Université de Pékin, a qualifié de "stupéfiant" le ton de M. Salehi à l'égard de la Chine.

"Cela montre à quel point Téhéran est mécontent de la Chine", a dit M. Zhu à l'AFP.

Selon l'ambassade d'Iran en Chine, M. Ahmadinejad n'a aucun engagement officiel après son arrivée en milieu d'après-midi à Shanghai. On ignorait la durée de la visite du président iranien.

Vendredi, il doit visiter le pavillon de l'Iran et celui de la Chine à l'Exposition universelle, avant de donner une conférence de presse à 15H30 (07H30 GMT), selon des responsables du pavillon iranien.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad était attendu en Chine jeudi en fin de journée, au lendemain du vote à l'ONU d'un 4e train de sanctions contre son pays, auquel la Chine s'est finalement associée.
M. Ahmadinejad devait arriver à Shanghai (est) pour une visite coïncidant avec la "journée de l'Iran" à l'Exposition universelle et il n'était pas prévu qu'il séjourne à Pékin ni qu'il ait des entretiens de haut niveau avec les dirigeants du régime chinois, traditionnel allié de son pays.
Mais la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité avec droit de veto et objet d'intenses pressions occidentales depuis des mois, a voté mercredi les nouvelles sanctions militaires et financières contre...